Sarah-Geneviève Trépanier a parlé de la chaire de recherche sur le climat social et la santé au travail lors d'une conférence de presse tenue lundi matin à l'UQTR.

Une chaire de recherche à l'UQTR pour lutter contre le harcèlement au travail

Trois-Rivières — Mieux comprendre le harcèlement au travail, voilà le but fixé par la chaire de recherche sur le climat social et la santé au travail de l’Université du Québec à Trois-Rivières afin de lutter contre ce fléau en milieu de travail.

L’UQTR annonçait lundi matin que le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada accorde 100 000 $ par année durant cinq ans pour la réalisation des travaux de cette chaire. L’UQTR a déjà amorcé des travaux en ce sens, mais va poursuivre son travail qui vise à identifier le harcèlement au travail et à cibler des solutions concernant cette situation qui touche environ 15 % de tous les travailleurs.

«On est en train d’effectuer des travaux qui portent sur les déterminants du harcèlement, sur quels comportements les gestionnaires peuvent avoir pour favoriser l’émergence de harcèlement au sein des équipes de travail et quelles pratiques peuvent diminuer ces risques-là», raconte Sarah-Geneviève Trépanier, titulaire de la chaire de recherche et professeure du département de gestion des ressources humaines de l’École de gestion de l’UQTR. 

Rappelant que le travail occupe une place importante dans nos vies, Mme Trépanier indique que certains milieux de travail peuvent être viciés par différents types de harcèlement. Isoler un individu des prises de décisions, l’exclure d’activités sociales ou lui retirer des informations ou des ressources pour l’exercice de sa fonction sont des exemples de comportements harcelants.

«Quand on parle de harcèlement, ce sont des comportements répétés dans le temps. L’employé va être confronté à plusieurs comportements néfastes contre lesquels il se sent impuissant», ajoute Mme Trépanier.

Le travail effectué par la chaire de recherche va aussi s’attarder à trouver des facteurs qui ont le potentiel de réduire le harcèlement. La chaire va aussi réfléchir à la façon de favoriser des environnements de travail sains, car oeuvrer dans un milieu hostile a des répercussions sur l’employé, mais aussi sur l’organisation.

«Dans un environnement de travail sain, on a tendance à avoir des employés satisfaits et dédiés à leur travail et à leurs collègues, dit Mme Trépanier. Dans les milieux hostiles, ça nuit au potentiel humain. Ces gens vivent plus de détresse, d’épuisement professionnel, d’anxiété. Cela a un impact sur l’organisation: taux d’absentéisme, diminution de la production.»

Le recteur Daniel McMahon est convaincu que l’obtention de cette chaire de recherche canadienne fortifie le positionnement de l’École de gestion et de toute l’université, qui est aussi un important employeur en Mauricie. Avec plus de 1800 employés, l’UQTR affirme que les travaux de la chaire de recherche respectent ses valeurs d’intégrité, de respect et de conduite responsable.

«Je suis convaincu des impacts de cette chaire», témoigne M. McMahon.

Les fonds accordés à cette chaire de recherche serviront à recruter et à former des étudiants provenant de différents cycles d’études ainsi qu’à structurer les activités de recherche de l’équipe dirigée par Mme Trépanier. Jusqu’à maintenant, cinq étudiants au doctorat travaillent avec la titulaire de la chaire de recherche.