Si les bénévoles ne sont pas à l’aise d’être dans le véhicule avec les clients, David Latouche rappelle que plusieurs autres postes peuvent être occupés, dont celui de réceptionniste à la centrale d’appel.

Une bénévole de Nez rouge agressée: les incidents graves sont rares, dit l'organisation

Si l’Opération Nez rouge n’a pas pris à la légère l’agression subie par Catherine Bilodeau, l’organisme assure qu’il s’agit d’un incident isolé, voire très rare.

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« Ce genre d’incident-là, c’est le genre d’affaires qui ne s’est jamais produit dans les dix dernières années où j’ai été là, explique David Latouche, directeur des communications. Dans les années avant ça, avec les mémoires collectives, on n’a même pas réussi à remplir une main en nommant des clients qui n’étaient pas coopératifs à ce point-là. [Mme Bilodeau] veut sensibiliser les bénévoles qui participent tout en ne voulant pas nuire à la réalisation. Oui, il faut sensibiliser, mais je veux m’assurer que ça soit pris dans la bonne perspective. Quand tu dis qu’on a raccompagné — je pense que c’est le vrai chiffre — 2 224 000 personnes à la maison, pis qu’on n’arrive pas à remplir une main d’incidents de ce genre-là, il faut que ce soit compris dans la bonne perspective... »

M. Latouche encourage Catherine Bilodeau à partager son histoire, il précise qu’elle a entièrement le droit de s’exprimer. Il rappelle aussi que la coordonnatrice de l’organisme à Sherbrooke prend des nouvelles de la jeune femme régulièrement.

Par ailleurs, il veut que quelque chose d’important soit clair... « Notre organisation ne vit que par ses bénévoles. Donc, si ça apeure trop les gens, ça vient affecter la ressource première de notre organisation. »


« Chaque année, un bénévole qui vient participer à l’Opération Nez Rouge doit suivre une formation obligatoire. »
David Latouche

M. Latouche a voulu commenter la situation pour que les lecteurs comprennent qu’il s’agit d’une mauvaise expérience qui aurait pu survenir dans d’autres circonstances.

« Chaque année, un bénévole qui vient participer à l’Opération Nez Rouge doit suivre une formation obligatoire. On touche le “côté client qui n’est pas coopératif” dans son ensemble. Que ce soit un client qui ne veut pas partir du bar ou un client en cours de route qui décide de s’allumer une cigarette dans la voiture et ça ne plaît pas à l’équipe. Dans le cas de [Catherine], c’est aller à l’extrême ».

Prévention

Lors de l’incident en question, Catherine Bilodeau et une amie étaient à l’intérieur de l’auto. Le garçon de leur équipe conduisait l’auto d’escorte. Si l’homme avait pris place à l’intérieur de l’auto de raccompagnement, est-ce que ça aurait pu changer quelque chose ?

« Il n’y a pas de règle là-dessus. La première chose à savoir c’est que si une équipe n’est pas à l’aise, peu importe la raison, elle est en droit de refuser de faire le raccompagnement », insiste M. Latouche.

En fait, les coordonnateurs sont très flexibles et veulent conserver une organisation simple. Si les bénévoles veulent que leur équipe soit composée par des personnes des deux sexes, c’est à eux de le prévoir.

« Il y a des gens qui ne seront toujours pas à l’aise d’aller sur la route. L’Opération Nez Rouge ça fonctionne juste avec des bénévoles, mais ça prend quelqu’un pour prendre les appels, ça prend quelqu’un à la répartition... Il y a plein de rôles pour assurer un temps des Fêtes sécuritaire sur les routes », termine M. Latouche.