Marianne Saint-Gelais

Une belle saison chamboulée

À sa deuxième année au sein de l'équipe nationale de patinage de vitesse courte piste, Marianne Saint-Gelais semblait se diriger vers une fabuleuse saison. Une médaille d'argent au 500 m en Coupe du monde en octobre ainsi que l'or et un nouveau record mondial sur cette même distance au Championnat du monde junior en janvier dernier laissaient présager le meilleur. Mais voilà qu'une commotion cérébrale survenue lors du relais féminin à la fin de ces mondiaux juniors est venue tout chambouler.
Cette blessure a forcé la Félicinoise à prolonger sa convalescence, de sorte qu'elle n'a pu participer aux essais de janvier (Championnat canadien), ni à l'étape de la Coupe du monde courue en Allemagne. Mais il en faudrait plus pour saper le moral de l'athlète de 19 ans.
 
En entrevue téléphonique, Marianne préfère surtout retenir les points positifs de sa saison et les objectifs atteints. De toute façon, pour le reste, impossible de savoir si elle aurait performé ou non.
«Ç'a été une année de progression, résume-t-elle. Je suis un peu surprise parce que je m'attendais à connaître un petit plafonnement, mais je ne l'ai pas eu. J'espère juste continuer à progresser.»
Objectifs atteints
En début de saison, elle avait établi les objectifs à atteindre en compagnie de son entraîneur, Sébastien Cros. «J'avais mis le ''focus'' sur le Championnat du monde junior. Je voulais exploser à ces mondiaux et y faire une belle progression, car j'en étais à ma dernière participation. J'ai vraiment réalisé mes objectifs», souligne-t-elle, fière de son titre de championne du monde au 500 m et de son record mondial junior. Pour la première fois de sa vie, elle a négocié la distance en moins de 44 secondes (43.922s), éclipsant la nouvelle marque que venait à peine d'établir sa coéquipière, la Baieriveraine Valérie Maltais.
Puis, lors du relais aux mondiaux juniors, elle a chuté, heurtant lourdement les matelas protecteurs. Elle avait déjà subi deux commotions par le passé, mais elle n'avait été tenue à l'écart que durant trois ou quatre jours. Cette fois-ci, sa convalescence fut beaucoup plus longue. En fait, elle devait participer aux Jeux universitaires en Chine, à défaut de pouvoir participer à la dernière étape de la Coupe du monde en Allemagne. Mais comme elle venait à peine de recommencer à patiner, elle a préféré garder ses énergies pour les sélections du début mars. La suite des choses lui a donné raison. Elle a effectué un retour en force en gagnant le 500 m et en prenant le 2e rang au 1000 m, une distance qu'elle travaille. Au classement final, la pétillante athlète a terminé au 2e rang, derrière la vétérane Tania Vicent, confirmant à nouveau sa place au sein de l'équipe nationale.