L’avocat de Guy Lapointe, Me Charles Cantin, épluche le casier judiciaire de son client, garni de 90 pages d’antécédents.

Un voleur en série libéré pour une quatrième fois en un an

Le cambrioleur en série Guy Lapointe est libre à nouveau. C’est la quatrième fois en un an que l’homme de 55 ans, reconnu comme étant l’un des voleurs les plus prolifiques du Saguenay–Lac-Saint-Jean, recouvre sa liberté en attente de procès.

Le Chicoutimien Guy Lapointe aurait plus de 200 vols à son actif et possède un casier garni de 90 pages d’antécédents judiciaires. Il a jadis écopé de lourdes peines pour des vols de coffre-fort dans des banques, notamment, et pour des introductions par effraction.

Plus récemment, il aurait dérobé un projecteur au commerce Solotech d’une valeur de 889 $, infraction pour laquelle il est en attente de procès. Il est également accusé d’autres vols de moins de 5000 $, lesquels auraient été perpétrés il y a plus d’un an.

Au cours des 12 derniers mois, l’individu a convaincu trois juges de le remettre en liberté, en attente de procédures. Deux fois en novembre 2018 et une troisième fois en août dernier. L’individu commettait des bris de conditions, ce qui l’envoyait automatiquement derrière les barreaux.

Cette fois-ci, il était incarcéré en raison d’un bris de condition commis alors qu’il était en thérapie. On l’accusait de ne pas avoir respecté les règlements de la maison de soins, en s’aventurant un peu trop loin dans les boisés situés aux alentours. Il avait comparu dans le district de Sherbrooke, où il avait finalement été acquitté. Mais il était demeuré détenu, en raison de ses dossiers en attente.

Mais mercredi, l’avocat du voleur, Me Charles Cantin, a fait savoir au tribunal que sa détention n’avait pas lieu d’être, puisque son client avait été acquitté et qu’il aurait dû être libéré, étant donné qu’il était libre avant d’être coincé dans les boisés.

La procureure de la Couronne, Me Marie-Christine Savard, s’y opposait en matinée, mais au retour des parties en cour en après-midi, elle a fait savoir à la juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec, que le ministère public consentait finalement à libérer le cambrioleur, sous certaines conditions.

Guy Lapointe devra notamment suivre une autre thérapie, cette fois de 28 jours. Il a des problèmes de pharmacodépendance.

Visiblement, l’individu au lourd passé criminel était ravi de cette décision. Il a remercié plusieurs fois la juge, en lançant des regards et un clin d’œil à sa conjointe, qui était assise dans la salle.