Le propriétaire de Cuisto Resto Lounge s’est vu imposer une pénalité de 4900$ par Revenu Québec pour avoir payé en retard la TVQ en temps de COVID-19. Une situation qu’il dénonce.
Le propriétaire de Cuisto Resto Lounge s’est vu imposer une pénalité de 4900$ par Revenu Québec pour avoir payé en retard la TVQ en temps de COVID-19. Une situation qu’il dénonce.

Un restaurateur dénonce la pénalité qu’il a reçue de la part du provincial

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Benoit Poussard n’en revient pas. Le propriétaire de Cuisto Resto Lounge s’est vu imposer une pénalité de 4900$ par Revenu Québec pour avoir payé en retard la TVQ en temps de COVID-19. Une situation qu’il dénonce vertement, alors que plusieurs restaurateurs sont pris à la gorge.

Monsieur Poussard estime que l’insistance du provincial à lui imposer ladite pénalité «n’aide pas beaucoup», dans un contexte où les commerces sont fragilisés par la pandémie.

L’homme d’affaires devait près de 49 000$ en TPS et en TVQ impayées aux paliers fédéral (17 000$) et provincial (29 000$) pour l’état de compte du 1er juin dernier. Après de nombreuses démarches, il a réussi à faire annuler la pénalité imposée par le pays, mais pas par la province.

«Quand on a fermé le 17 mars, nos taxes ont été remises au 1er juin. Heureusement, parce que les frais fixes sont dispendieux pour nous. J’ai appelé Revenu Québec pour leur expliquer ma situation, leur dire que je contestais, mais on n’a pas été réceptif. La dame m’a dit qu’on ne pourrait pas s’entendre et a simplement raccroché», déplore-t-il.

Le restaurateur s’explique mal l’insensibilité du provincial, qui lui a, en plus, ajouté 900$ en intérêts.

«J’ai eu beau expliquer qu’en 30 ans de métier, je n’avais jamais raté un paiement, que nous en étions à 105 000$ sur notre marge de crédit, il n’y avait rien à faire. Pourquoi le fédéral peut-il comprendre la situation et aider, mais pas le provincial?», s’interroge M. Poussard.

Heureusement, depuis la réouverture du Cuisto le 8 août, les affaires ont été relativement bonnes, ce qui a permis de renflouer les coffres.

Mais comme un problème ne vient jamais seul, l’entreprise de Benoit Poussard ne cadre maintenant pas dans les critères de l’aide gouvernementale annoncée pour les restaurants en réaction à la deuxième vague.

«Il y a des critères qui n’ont pas de bon sens. C’est le fédéral qui va nous aider, comme d’habitude.»

Bien qu’il ait effectué une demande de révision pour son dossier auprès du gouvernement du Québec, M. Poussard entretient peu d’espoir de voir les choses s’améliorer.

Il n’écarte pas l’option d’interpeller le député de Trois-Rivières et ministre du Travail, Jean Boulet.