L’agression est survenue sur l’heure du midi lundi, à l’urgence psychiatrique de l’Hôtel-Dieu du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Le suspect avait été maîtrisé à l’arrivée des policiers.

Un psychiatre gravement battu à l’Hôtel-Dieu

Un psychiatre a été violemment agressé par un patient lors d’un événement survenu lundi sur l’heure du midi à l’urgence psychiatrique de l’Hôtel-Dieu du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Roué de coups principalement au niveau du visage, le médecin a même perdu conscience avant que d’autres membres du personnel parviennent à maîtriser le suspect.

Appelés à intervenir sur les lieux en urgence, les policiers du Service de police de Sherbrooke ont pris en charge le suspect qui était déjà maîtrisé par des membres du personnel de la psychiatrie. La victime a pour sa part été transférée à l’urgence de la santé physique.

Le suspect, Kamil-Larbi Zhiber, a comparu mardi au palais de justice de Sherbrooke sous un chef d’accusation de voies de faits graves. Il a été envoyé en psychiatrie légale pour subir une évaluation et devra revenir en cour le 14 juin. L’enquête du Service de police de Sherbrooke se poursuit. L’homme de Sherbrooke de 32 ans n’était pas connu des services policiers.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS confirme que l’événement s’est bel et bien produit

« Malheureusement, une agression d’un usager envers un médecin a effectivement eu lieu le lundi 3 juin. Les équipes sur place ont reçu le soutien psychologique nécessaire lorsqu’une telle situation survient. La victime de l’agression a reçu les soins médicaux appropriés. Une telle situation est bouleversante et une révision des événements est en cours afin d’identifier si des actions auraient pu être faites différemment. Pour le moment, tout indique que l’intervention auprès de l’usager respecte les standards de pratique et qu’il s’agit, malheureusement d’un cas imprévisible et isolé », explique Geneviève Lemay du service des communications du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Martin Carrier, porte-parole du Service de police de Sherbrooke, confirme que les policiers sont parfois appelés à prêter main-forte aux membres du personnel de la psychiatrie l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke pour maîtriser des patients en crise. « On est souvent appelés pour des menaces ou des voies de faits simples. Pour une agression aussi violente, c’est très rare », soutient Martin Carrier, qui n’a pu fournir de chiffres tant ce sont des situations rarissimes.