Dr David Williams, au centre, médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, était avec (de gauche à droite) Andy Smith, président de l’hôpital Sunnybrook de Toronto, Dr Eileen de Villa, médecin hygiéniste de la ville de Toronto, Dr Barbara Yaffe, médecin hygiéniste en chef adjointe de l’Ontario, Christine Elliott, ministre de la Santé de l'Ontario, et Dr Peter Donnelly, directeur de la Santé publique en Ontario, pour annoncer le premier cas présumé du coronavirus à Toronto.
Dr David Williams, au centre, médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, était avec (de gauche à droite) Andy Smith, président de l’hôpital Sunnybrook de Toronto, Dr Eileen de Villa, médecin hygiéniste de la ville de Toronto, Dr Barbara Yaffe, médecin hygiéniste en chef adjointe de l’Ontario, Christine Elliott, ministre de la Santé de l'Ontario, et Dr Peter Donnelly, directeur de la Santé publique en Ontario, pour annoncer le premier cas présumé du coronavirus à Toronto.

Un premier cas présumé de coronavirus chinois est identifié au Canada

TORONTO — Un premier cas présumé de coronavirus chinois a été identifié au Canada, ont annoncé les autorités ontariennes, samedi.

Le cas a été répertorié à Toronto.

Selon la médecin hygiéniste en chef adjointe de la province, Barbara Yaffe, il s’agirait d’un individu âgé de la cinquantaine qui aurait séjourné à Wuhan, en Chine, là où est situé l’épicentre de l’épidémie. Il serait tombé rapidement malade, montrant des symptômes liés au coronavirus. L’homme est hospitalisé à l’hôpital Sunnybrook de Toronto et placé en isolement dans une chambre de pression négative. Mme Yaffe a dit que l’état du patient était stable.

«Nous avons été avisés des résultats du laboratoire en milieu d’après-midi, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. Les services d’urgence étaient au courant de son historique de voyage et ont employé toutes les précautions nécessaires.»

La nouvelle survient au moment où, tout autour de la planète, les services de la santé publique tentent de lutter contre ce nouveau virus originaire de Chine, mais qui a aussi été détecté en Europe, en Australie et en Amérique du Nord. Plus de 1200 cas ont été répertoriés, dont trois en France et deux aux États-Unis.

Le médecin hygiéniste en chef de la province, David Williams, a voulu se montrer rassurant en les services de santé avaient bien réagi. «En conséquence, les risques pour les Ontariens demeurent bas. La situation a bien été gérée et maîtrisée», a-t-il souligné.

Le nombre de décès liés au coronavirus s’élève à 41, tous en Chine. Malgré cela, l’Organisation mondiale de la santé n’a toujours pas déclenché une alerte sanitaire à l’échelle mondiale.

Vendredi, le directeur national de la Santé publique du Québec, Horacio Arruda, avait déclaré qu’il n’existait aucun cas répertorié d’une personne ayant contracté le coronavirus dans la province.

Selon les données du gouvernement canadien, l’influenza cause annuellement 12 200 hospitalisations et provoque 3500 décès.

Le maire de Toronto John Tory a réitéré les déclarations des autorités sanitaires ontariennes en affirmant que les risques demeuraient bas. Il a exprimé sa confiance envers la médecin hygiéniste de la ville de Toronto, Eileen de Villa.

«Nos travailleurs de santé de première ligne sont les meilleurs au monde. Les procédures sont en place pour garder la population en toute sécurité», a-t-il dit après la conférence de presse.

Les symptômes de l’infection au coronavirus ressemblent à ceux du rhume ou de la grippe - toux, fièvre, serrement de poitrine et essoufflement. Mais l’infection peut se transformer en pneumonie, maladie plus grave.

Vendredi, les responsables de la santé publique avaient aussi tenté de rassurer les Canadiens en leur disant de ne pas avoir à s’inquiéter de voir des villes entières mises en quarantaine, même dans l’éventualité - probable - que des cas d’infection au nouveau coronavirus soient signalés au pays.

Les inquiétudes concernant la propagation du virus au pays ont ravivé - surtout en Ontario - les souvenirs de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003. L’éclosion avait fait 44 morts dans la grande région de Toronto et la ville était devenue temporairement une «pestiférée» - l’Organisation mondiale de la santé avait lancé un avis conseillant aux voyageurs d’éviter la métropole canadienne.

Le gouvernement fédéral a aussi annoncé vendredi qu’il avait renforcé les mesures de surveillance des risques liés au nouveau coronavirus de Wuhan dans les aéroports du Canada, notamment à Toronto, Vancouver et Montréal. Ainsi, les questions de dépistage obligatoires aux postes frontières comporteront désormais des questions sur les voyages effectués à Wuhan au cours des 14 derniers jours. Une réponse positive déclencherait un processus de dépistage renforcé.