Les événements reprochés à un père de 26 ans de Saguenay se sont produits en janvier 2017.

Un père écope de six mois en collectivité pour avoir secoué son poupon

Un père de 26 ans de Saguenay a reconnu avoir secoué son bébé d’un mois et demi. Il a écopé d’une peine de prison de six mois, qu’il pourra purger dans la collectivité. Ses efforts pour régler ses problèmes d’anxiété, d’impatience et de consommation de drogue, de même que sa bonne conduite depuis les événements, lui ont évité l’incarcération. Le poupon n’a pas de séquelles des événements.

Le petit bébé d’un mois et demi avait été amené à l’urgence, en janvier 2017. Il avait des hématomes sur le corps et un œdème à l’œil. Les médecins avaient posé des questions au père, qui avait alors répondu que son garçon faisait peut-être des allergies. Un signalement a été fait aux autorités et l’enquête a démontré que le poupon avait plutôt été secoué. Le père avait finalement admis les faits, précisant qu’il avait perdu patience et qu’il avait brassé son fils. Le petit s’était cogné la tête sur l’épaule de son père, d’où l’œdème à l’œil.

L’homme, qui avait 24 ans au moment des faits, s’est vu interdire de voir son bébé et des accusations de voies de fait causant des lésions avaient été portées. L’accusé ne pouvait pas être en présence du bébé, mais l’individu a été vu à la garderie, ce qui lui a valu une autre accusation de bris de condition.

Jeudi, l’homme a plaidé coupable devant le juge Pierre Simard. Depuis les événements, il a consulté des spécialistes pour régler ses problèmes d’anxiété et de consommation de stupéfiants, notamment. Ses efforts ont été soldés par des réussites, ce qui fait en sorte que le père a pu renouer des liens supervisés avec son enfant. Aujourd’hui, environ deux ans après les faits, il peut voir son bébé seul, durant quelques heures.

Le procureur de la poursuite, Me Michaël Bourget, et l’avocate de l’accusé, Me Marie-Ève St-Cyr, en sont venus à une suggestion commune. Le procureur de la poursuite a d’ailleurs donné en exemple quelques sentences rendues dans de pareils cas au juge Simard.

« Il s’agit d’accusation de mauvais traitement envers un enfant, en l’occurrence un bébé, ce qui est grave. Il faut toutefois admettre que l’accusé a un bon suivi avec la DPJ (Direction de la protection de la jeunesse) et qu’il n’a pas d’antécédents judiciaires. L’enfant n’a pas non plus de séquelles », a expliqué Me Bourget.

Les deux parties ont donc proposé au juge Pierre Simard une peine de six mois, à purger en collectivité. Le juge a accepté cette suggestion.

Le père devra donc être chez lui 24 heures sur 24, les deux premiers mois, de 20 h à 7 h, les deux mois suivants, et de 22 h à 7 h, les deux derniers mois.

L’accusé est très repentant, selon son avocate.

Si on ne divulgue pas l’identité du père, c’est pour protéger celle de son fils.