Des bris sont visibles, à quelques endroits, sur le mur de brique qui sert de devanture au Carrefour Racine.

Un mur menace de s’effondrer

La rue Racine, à Chicoutimi, est fermée jusqu’à nouvel ordre entre les rues Labrecque et Bégin, puisque le mur de brique du Carrefour Racine risque de s’effondrer. À la suite de son inspection, un ingénieur en structures de la firme WSP a décrété qu’il y avait un danger imminent, a confirmé Saguenay en début de soirée, mercredi.

L’accès aux commerces est cependant permis, à pied, et les personnes peuvent accéder aux services à l’intérieur du Carrefour Racine par les autres entrées de l’édifice. Les automobilistes peuvent aussi continuer d’utiliser l’autogare du centre-ville.

Les services d’urgence étaient sur place, mercredi en fin d’après-midi, afin de permettre à un ingénieur de faire les vérifications nécessaires. Les policiers du Service de police de Saguenay étaient également sur les lieux afin d’assurer la sécurité des passants.

Un citoyen avait appelé les autorités de Saguenay, plus tôt dans la journée, pour faire part de son inquiétude, puisqu’il avait remarqué que le mur s’affaissait à certains endroits. Saguenay a aussitôt envoyé le Service de sécurité incendie, qui a établi un poste de commandement, afin de faire une inspection visuelle des lieux. 

« Les pompiers ont remarqué qu’il y avait quelque chose, sans savoir quoi, a confirmé le porte-parole de Saguenay, Jeannot Allard. Dès qu’il y a un moindre doute, nous faisons toutes les vérifications nécessaires. Nous n’avons aucune chance à prendre », a souligné M. Allard. 

Les personnes qui étaient dans l’immeuble ne courraient aucun risque, mais ont tout de même été évacuées. Celles-ci ne pouvaient sortir que par la porte arrière du bâtiment.

Des rencontres auront lieu jeudi afin d’évaluer la situation pour que des travaux de solidification soient entrepris le plus rapidement possible. 

Un périmètre de sécurité a été érigé sur la rue Racine, entre les rues Bégin et Labrecque, afin de permettre à un ingénieur de faire les vérifications nécessaires.

Les propriétaires au courant

Joint par Le Quotidien, Simon Boivin, actionnaire de l’immeuble, a admis qu’il savait qu’il y avait un problème, depuis une semaine déjà. 

« C’est une tempête dans un verre d’eau, c’est un simple problème d’encrages de briques qui se réglera sous peu », a-t-il laissé tomber. L’homme a confirmé que dans la dernière semaine, il avait engagé deux maçons et qu’ils avaient donné des avis différents. « L’un nous a dit que ce n’était pas urgent, tandis que l’autre nous a dit que ça pressait plus », a-t-il précisé.

« Nous nous préparions à effectuer ces réparations », a continué M. Boivin. Il a affirmé que dès jeudi, 8h, un maçon s’occupera du problème et que tout devrait être réglé dans la journée.