William Shrubsall au palais de justice du comté de Niagara à Lockport, dans l'État de New York, mardi

Un meurtrier et prédateur sexuel libéré en Nouvelle-Écosse puis remis aux Américains

HALIFAX - Le ministre de la Justice de la Nouvelle-Écosse s’inquiète d’une décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada, qui a libéré un meurtrier notoire et un prédateur sexuel.

William Shrubsall, aujourd’hui âgé de 47 ans, a été déclaré délinquant dangereux en 2001 à la suite d’agressions sexuelles violentes de femmes à Halifax.

Il a été remis cette semaine aux autorités américaines, dans le nord de l’État de New York, où il purgera une peine pour agression sexuelle. Mais il pourrait être admissible à une libération conditionnelle aux États-Unis dans deux ans et quatre mois.

Le ministre Mark Furey a indiqué jeudi qu’il écrira à son homologue fédéral, David Lametti, au sujet de la libération de Shrubsall.

Le substitut en chef du procureur général pour la région de Halifax, Paul Carver, a mis en doute le bien-fondé de la décision de la Commission des libérations conditionnelles. Un ancien enquêteur qui avait été responsable de l’affaire à Halifax, Tom Martin, estime que cette décision se situe «à la limite de la négligence».

Le ministre rappelle les crimes «horribles» commis par Shrubsall. M. Furey sait aussi, grâce à son expérience de policier au sein de la Gendarmerie royale du Canada, que «les victimes sont traumatisées à nouveau» dans ces cas-là.

M. Furey admet qu’il a souvent écrit à des ministres fédéraux au nom de sa province, mais c’est la première fois qu’il évoque ainsi une décision de la Commission des libérations conditionnelles.