Le palais de justice de Québec

Un homme d’affaires poursuivi pour un accès de rage au volant

Un automobiliste intente une poursuite en dommages contre le promoteur et gestionnaire immobilier André Pelchat, coupable de l’avoir frappé lors d’un accès de rage au volant.

Le 12 mai 2016, Michel Boulé, un fonctionnaire fédéral de 57 ans, vient d’aller porter sa fille à l’école. 

Alors qu’il reprend la route, M. Boulé voit surgir le VUS Porsche Cayenne rouge conduit par André Pelchat. 

Boulé aurait alors fait signe à Pelchat de ralentir dans cette zone scolaire. 

Quelques instants plus tard, Michel Boulé se trouve derrière le VUS et klaxonne le conducteur «pour faire passer le message de ralentir, de faire preuve de courtoisie et de respecter les limites de vitesse», peut-on lire dans la requête.

À ce moment, André Pelchat est sorti de son véhicule et s’est dirigé vers celui de Michel Boulé en engueulant le conducteur. 

Michel Boulé dit que, profitant de la vitre baissée, André Pelchat a tenté de lui asséner plusieurs coups au visage et à la tête. Seule son épaule a été atteinte. 

Michel Boulé s’est fracturé un doigt en essayant, dit-il, de repousser l’autre conducteur. 

L’homme d’affaires aurait continué à donner des coups malgré l’intervention d’un passant. Il aura fallu l’intervention de la fille d’André Pelchat pour que l’agression cesse, affirme le demandeur.

Sous le choc et incapable de conduire, Michel Boulé a été transporté en ambulance à l’hôpital où le médecin a diagnostiqué une fracture au doigt. Le conducteur avait aussi des ecchymoses à l’épaule gauche, selon la poursuite. 

André Pelchat a été accusé en cour municipale de voies de fait ayant causé des lésions corporelles. Le 10 septembre 2018, le promoteur immobilier a plaidé coupable à une infraction moindre et incluse de voies de fait simples. Il a reçu une absolution inconditionnelle. 

Dans sa poursuite, Michel Boulé affirme que «rien ne justifiait le défoulement dont le défendeur a fait preuve». 

Le demandeur affirme que sa vie a été «complètement bouleversée» après l’incident. Il a été privé d’activités sportives pendant quelques mois et limité dans sa vie quotidienne. 

Malgré une chirurgie, son doigt n’a jamais repris sa position habituelle, allègue-t-il, et présente raideurs et douleurs. 

Sur le plan psychologique, Michel Boulé affirme être devenu anxieux et être aux prises avec des souvenirs envahissants de l’événement.

L’automobiliste réclame un peu plus de 73 000 $ à l’homme d’affaires André Pelchat à titre de dommages pécuniaires et non pécuniaires.