La députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, était de passage à Chicoutimi pour lancer son deuxième livre, Le projet Ambition Québec : s’organiser pour l’indépendance, un ouvrage qui veut mobiliser la population face à la question souverainiste.

Un deuxième livre pour la députée Catherine Fournier

La députée Catherine Fournier est présentement en tournée pour souligner le lancement de son livre, Le projet Ambition Québec : s’organiser pour l’indépendance.

Il s’agit d’un deuxième ouvrage pour la députée souverainiste indépendante dans Marie-Victorin, qui est la plus jeune femme élue députée à l’Assemblée nationale, à seulement 24 ans.

« Mon livre s’inscrit dans une démarche très large de réflexion sur l’avenir du mouvement souverainiste. C’est une démarche évidemment que j’ai enclenchée après les dernières élections québécoises. C’est dans la foulée également de ma décision de siéger comme députée indépendante souverainiste à l’Assemblée nationale. En fait, le livre me permet d’expliquer pourquoi j’ai pris cette décision-là, un peu expliquer la réflexion qui est derrière ça, mais surtout de poser des assises pour l’avenir, c’est-à-dire que oui je fais un état des lieux du mouvement souverainiste, mais j’élabore certaines pistes de solutions qui doivent, selon moi, guider l’action politique des souverainistes pour réussir à relancer le projet. », a-t-elle expliqué, lorsque rencontrée à l’Érudit Café, lundi soir.

De cette réflexion est né le projet Ambition Québec, une initiative à but non lucratif qui vise à « remettre l’indépendance en marche, avec un projet axé sur cette ambition nouvelle des Québécois ». Ainsi, la démarche proposée par Mme Fournier fait écho à sa démission du Parti québécois, en mars dernier, moment où elle avait laissé entendre que la formation politique n’était plus le bon moyen de faire entendre la cause souverainiste.

Mme Fournier indique par ailleurs ne pas avoir changé d’idée. « J’ai l’impression qu’à l’heure actuelle, ce qu’on doit faire, c’est prendre un pas de recul pour revenir vraiment à la base de ce que doit être le mouvement souverainiste, que les citoyens doivent se réapproprier le projet. Je constate qu’à l’heure actuelle la partisanerie empoisonne les débats politiques, surtout lorsqu’il est question de grands projets de société comme devrait l’être le projet d’indépendance. Pour un temps, je crois qu’on doit agir en dehors des partis traditionnels pour être en mesure de relancer ce projet-là. »

Pour Catherine Fournier, il est important que le Québec soit en mesure de « s’affirmer pleinement » comme nation. Elle indique que, bien que le Québec soit « confortable dans la fédération canadienne », le projet souverainiste lui permettrait de se réaliser à la hauteur de ses ambitions.

Elle précise toutefois que le projet Ambition Québec demeurera une organisation non partisane, qui collaborera avec divers organismes civils comme Oui Québec pour mobiliser les citoyens sur la question souverainiste.

Bonne chance à Sylvain Gaudreault

Catherine Fournier a également souhaité bonne chance à Sylvain Gaudreault, qui a annoncé officiellement lundi matin qu’il se lançait dans la course à la chefferie du Parti québécois.

« Sylvain Gaudreault a toujours été un collègue que j’ai beaucoup apprécié côtoyer. Je respecte énormément son travail. »

Elle ajoute que sa décision de siéger comme souverainiste indépendante ne doit en aucun cas être interprétée comme une attaque personnelle contre les députés du Parti québécois. « Les gens qui sont là, j’ai eu la chance de travailler avec eux, et je leur souhaite le meilleur, c’est évident », souligne Mme Fournier.