L’avant-midi de mercredi a été mouvementé, au Palais de justice de Chicoutimi. Deux personnes accusées ont dû recevoir des soins de santé.
L’avant-midi de mercredi a été mouvementé, au Palais de justice de Chicoutimi. Deux personnes accusées ont dû recevoir des soins de santé.

Un détenu se frappe la tête pour éviter la prison et un prévenu part en ambulance

Deux interventions médicales ont été nécessaires, mercredi, au Palais de justice de Chicoutimi. Un prévenu en attente de procès est parti en ambulance après avoir été victime d’un malaise et un détenu s’est violemment frappé la tête dans la cellule de la détention, puisqu’il refusait d’aller en prison.

Le premier événement est survenu peu de temps après l’appel du rôle, lorsqu’un accusé, qui patientait à l’extérieur de la salle d’audience en attente de son procès, a commencé à se sentir mal. Peu de temps avant, il avait demandé à son avocate s’il pouvait aller fumer du cannabis à l’extérieur, lui qui possède une prescription médicale. Son avocate lui a évidemment répondu que ce n’était pas très recommandé, même s’il disait avoir les permis requis.

Un peu plus tard, l’homme d’un certain âge s’est mis à avoir des difficultés à respirer et disait souffrir de douleur à la poitrine. Les constables spéciaux du palais de justice lui ont porté secours et ont tenté de le calmer, le défibrillateur à portée de main. Les ambulanciers ont été appelés en renfort, puisque l’individu disait que ses douleurs à la poitrine ne passaient pas. Il a finalement été installé sur une civière et conduit à l’hôpital. Son procès n’a donc pas eu lieu mercredi. Il faisait face à des accusations en lien avec de la possession de stupéfiants.

Blessé, il s’affale

Un peu plus tard, c’est un détenu qui a eu besoin d’assistance, lorsqu’il s’est volontairement fracassé la tête sur une fenêtre en plexiglas du bloc cellulaire, toujours au Palais de justice de Chicoutimi. L’individu, arrêté pour une histoire de bris de condition – il aurait contacté son ex-copine alors qu’il n’en avait pas le droit –, ne voulait visiblement pas passer les prochains jours en prison. Sa comparution a dû être retardée de plusieurs minutes.

C’est avec un large bandage à la tête qu’il s’est finalement présenté devant le juge. Debout dans le box des accusés, il a cependant eu un malaise et s’est affalé sur sa chaise, près de perdre connaissance. Il a pu rester assis pour écouter les directives du juge, compte tenu de son état.

Son souhait de ne pas aller en prison n’a toutefois pas été exaucé, puisqu’il restera détenu jusqu’à vendredi, jour où il subira son enquête sur remise en liberté.