La ministre du Patrimoine canadien Mélanie Joly

Un code de conduite dans l'industrie canadienne du divertissement

TORONTO — Des organisations de l’industrie canadienne du divertissement ont répondu à la récente vague d’allégations d’inconduites sexuelles avec un nouveau code de conduite, qui pourra être mis à jour.

L’Alliance des artistes canadiens du cinéma, de la télévision et de la radio (ACTRA), la Guilde canadienne des réalisateurs, la Guilde des écrivains et l’Alliance internationale des employés de la scène font partie des quelque 25 groupes qui ont signé le code, dévoilé jeudi.

Le président national de l’ACTRA, David Sparrow, a précisé que des codes existaient déjà dans différents syndicats, organisations et guildes, mais qu’il s’agit du premier au monde où l’industrie tout entière s’est entendue sur les mêmes termes.

Le Code de conduite des industries créatives canadiennes affirme vouloir «aider à prévenir le harcèlement et à y répondre, incluant le harcèlement sexuel, la discrimination, l’intimidation et la violence».

Le code définit plus clairement ce qui est considéré comme un milieu de travail et comme une activité liée au travail, par exemple les cérémonies de remise de prix ou les événements de l’industrie.

Il identifie également l’égalité des genres et la diversité comme des voies pouvant mener au changement des comportements.

«Le harcèlement en milieu de travail est un problème sérieux que trop de femmes ont vécu dans notre secteur culturel et dans notre société», a noté le porte-parole de la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, dans une déclaration, jeudi.

«Nos artistes et nos industries créatives ont prouvé leur leadership dans cet enjeu: ils ont admis le problème et ont agi rapidement pour y répondre. Le code de conduite présenté aujourd’hui crée un précédent et fera une véritable différence afin d’assurer à tous un lieu de travail sécuritaire.»

M. Sparrow a souligné qu’aucune loi ne permet de rendre le code obligatoire, mais que les syndicats et guildes ont l’option de l’inclure dans leur convention collective.

Ceux qui n’atteindront pas les objectifs du code ou qui le transgresseront pourraient devoir rendre des comptes au reste de l’industrie.