On reproche à cette femme de 20 ans d’avoir omis de fournir les choses nécessaires à l’existence de son bébé.

Un bébé de huit mois violenté

TROIS-RIVIÈRES — Un jeune couple de Trois-Rivières fait face à la justice pour une histoire de voies de fait graves infligées à un bébé de huit mois.

L’homme et la femme, dont on doit taire l’identité pour protéger celle de l’enfant, ont d’ailleurs comparu, vendredi, au palais de justice de Trois-Rivières. L’individu, âgé de 21 ans, a été formellement été accusé de voies de fait graves et de voies de fait causant des lésions corporelles. Pour l’occasion, il était représenté par Me Alexandre Biron. Le suspect compte par ailleurs plusieurs antécédents judiciaires notamment en matière de drogue, vol, menace, bris de conditions et de probation. Notons qu’il n’est pas le père de l’enfant.

Quant à la femme, âgée de 20 ans, elle a pour sa part été accusée d’avoir omis de fournir les choses nécessaires à l’existence de son enfant. Représentée par Me Mario Mélançon, elle n’a aucun antécédent judiciaire.

Selon ce qu’on a pu apprendre, l’enquête policière a été amorcée en août dernier. Le bébé avait été amené à l’hôpital par sa mère pour des blessures. La petite avait notamment les deux tibias fracturés. Elle présentait également des égratignures et des ecchymoses au visage.

Le conjoint de la mère de l’enfant a été accusé de voies de fait graves et voies de fait causant des lésions corporelles.

Devant la gravité de ses blessures, c’est le personnel de l’hôpital qui avait signalé l’événement aux policiers, d’où le début de l’enquête. Comme l’a précisé Me Catherine Roberge, la procureure de la Couronne qui a autorisé les plaintes contre les deux prévenus, les blessures de l’enfant ont guéri avec le temps mais il a dû être confié à une famille d’accueil.  

Le couple a été arrêté jeudi après-midi par les policiers de Trois-Rivières en vertu de mandats d’arrestation. Tant la femme que l’homme ont cependant pu reprendre leur liberté pour la durée des procédures judiciaires.

Ils devront respecter plusieurs conditions dont celles de garder la paix, de ne pas avoir d’armes en leur possession, de ne pas consommer de drogue et enfin, de ne pas avoir la garde et la surveillance d’un enfant âgé de moins de 6 ans.

L’homme devra revenir en cour le 15 mai pour la suite des procédures judiciaires. En ce qui concerne la mère, sa cause a été reportée au 24 mai.

Des services disponibles aux nouveaux parents, rappelle le CIUSSS

Sans vouloir commenter le cas particulier de ce couple dans la vingtaine qui a été mis en accusation, vendredi, en lien avec des mauvais traitements infligés à un bébé de huit mois, le CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec rappelle que de nombreux services existent et sont dispensés aux nouveaux parents qui pourraient en avoir besoin.

Les services en périnatalité dans la région débutent d’ailleurs dès l’annonce de la grossesse, rappelle Nathalie Perreault, directrice adjointe en périnatalité au CIUSSS. «Dès l’avis de grossesse, nous veillons à identifier les familles susceptibles de bénéficier de nos services d’accompagnement, en fonction de différents critères dont le revenu. Les suivis se concrétisent, sur une base volontaire, majoritairement à domicile, mais aussi dans nos installations du CIUSSS MCQ sur l’ensemble du territoire», fait-elle savoir.

Évidemment, comme le suivi se fait sur une base volontaire, le parent ou le couple doit aussi accepter de recevoir les services qui lui sont proposés.

De l’information est dispensée tant dans les rencontres prénatales que lors de l’accouchement et lors du retour vers la maison. Les informations varient des simples soins généraux à apporter à l’enfant jusqu’aux consignes de sécurité sur les éléments pouvant représenter des sources de danger à la maison. Des informations qui sont également transmises à tous les parents via le guide «Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans».

«Nous veillons également à transmettre les coordonnées de la Ligne Info-Santé / Info-Social (811) où un professionnel est à l’écoute 24 heures sur 24, 7 jours sur 7», ajoute Mme Perreault, une ligne que les nouveaux parents ou leurs proches ne devraient pas hésiter à utiliser s’ils ont le moindre problème, des doutes ou des questions.