Un appareil du transporteur aérien canadien Sunwing

Un avion de Sunwing a frôlé la catastrophe l’été dernier

MONTRÉAL - Un avion du transporteur aérien canadien Sunwing est passé à un cheveu d’être impliqué dans un accident catastrophique l’été dernier, rapporte le quotidien britannique The Guardian.

Le Boeing 737 a failli s’écraser le 21 juillet 2017 en décollant de Belfast, en Irlande, à destination de l’île grecque de Corfou. Il y avait à ce moment 185 passagers à bord.

Le problème est survenu quand les pilotes, pour une raison qui demeure inexpliquée, ont entré une température de -52 degrés Celsius dans l’ordinateur de bord, au lieu de la température réelle de 16C.

Puisque le pilote automatique calcule la vitesse requise pour le décollage en fonction de la température, l’avion ne s’est finalement élevé dans les airs qu’au bout de la piste. Mais 30 mètres après avoir décollé, il volait toujours si bas qu’il a heurté un phare haut de seulement 36 centimètres.

Selon The Guardian, les pilotes ont augmenté la puissance après avoir parcouru quatre kilomètres et ont réussi à grimper à environ 245 mètres, ce qui n’est en rien comparable à l’ascension rapide qui suit normalement un décollage.

Des enquêteurs ont affirmé que «seule la nature bénigne» du prolongement dégagé au bout de la piste et le manque généralisé d’obstacles dans le secteur ont permis à l’avion d’éviter une collision catastrophique. Les moteurs auraient aussi pu tomber en panne au moment où l’appareil peinait à décoller.

Les pilotes n’ont constaté le problème qu’au moment où l’appareil approchait de la fin de la piste. L’avion s’est éventuellement rendu en Grèce sans problème.

Les enquêteurs britanniques ont recommandé que le logiciel de tous les Boeings 737 soit mis à jour, ce qui n’avait pas été fait sur l’appareil de Sunwing. Cette mise à jour assure que l’ordinateur compare la température fournie par les pilotes à celle mesurée par ses capteurs.

Ils recommandent aussi l’ajout d’alarmes pour informer les pilotes d’une accélération anormale avant le décollage et d’une altitude trop faible par la suite.

Les enquêteurs croient que l’erreur est possiblement attribuable au décalage horaire dont souffrait un des pilotes.

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