Trop-perçus d’Hydro-Québec: la pétition accumule les signatures

QUÉBEC - La pétition d’un groupe de défense des contribuables réclamant le remboursement total des trop-perçus d’Hydro-Québec a amassé jusqu’à présent 56 000 signatures.

C’est 12 000 signatures de plus que jeudi dernier, a affirmé la Fédération canadienne des contribuables (FCC), qui a lancé la pétition le 22 février.

Mercredi, la FCC a également annoncé qu’elle lançait une offensive publicitaire demandant au premier ministre François Legault de «prouver» qu’il est «un homme de parole».

Depuis qu’il est au pouvoir, M. Legault refuse de rembourser environ 1,5 milliard en trop-perçus, arguant n’avoir jamais promis de le faire en campagne électorale.

Son parti en 2017 avait pourtant invité les Québécois à signer une pétition exigeant du gouvernement libéral de Philippe Couillard qu’il rembourse ces trop-perçus.

Environ 50 000 personnes avaient répondu à l’appel de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui qualifiait alors les trop-perçus d’Hydro-Québec de taxe déguisée et sournoise.

Aujourd’hui, devant les attaques de l’opposition, M. Legault soutient que les Québécois auront plus d’argent dans leurs portefeuilles grâce à son gouvernement, qui réduira la taxe scolaire et haussera les crédits d’impôt pour les familles.

De plus, il promet que les tarifs d’hydroélectricité n’excéderont jamais l’inflation.

«Le premier ministre Legault semble avoir oublié ses demandes répétées pour que l’argent des trop-perçus retourne dans les poches des consommateurs québécois», a déclaré mercredi Renaud Brossard, directeur québécois de la FCC.

«Avec cette publicité, nous souhaitons l’aider à retrouver la mémoire et nous assurer qu’il tienne parole», a-t-il ajouté.

Une pétition semblable à celle de la FCC se retrouve depuis jeudi dernier sur le site web de l’Assemblée nationale. Parrainée par le député péquiste Sylvain Gaudreault, elle a recueilli jusqu’à présent 1602 signatures.

La FCC est un organisme à but non lucratif prônant une réduction des taxes et impôts, une diminution du gaspillage de fonds publics et un gouvernement imputable, prêt à rendre des comptes à ses citoyens.