L'automobiliste aveuglée par le soleil n'avait pu éviter l'impact.
L'automobiliste aveuglée par le soleil n'avait pu éviter l'impact.

Travailleur heurté mortellement à Jonquière: aucun manquement de l'employeur conclut la CNESST

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Le chargé de projet et arpenteur qui oeuvrait pour Robin Potvin inc se trouvait sur la trajectoire d’une automobile lorsqu’il a été heurté mortellement sur le boulevard Saguenay en octobre 2019. Au terme de son enquête, la CNESST conclut qu’il n’y a eu aucun manquement de l’employeur au Code de sécurité pour les travaux de construction.

La CNESST a rendu publiques jeudi les conclusions de son enquête sur la mort du travailleur qui oeuvrait sur le chantier de la piste cyclable bordant le boulevard Saguenay dans le secteur Kénogami. 

Aucun manquement de l’employeur n’a été observé. C’est la présence du travailleur au centre de la chaussée où circulaient les véhicules qui explique le drame. 

L’accident survenu le 3 octobre 2019, vers 7h15, a coûté la vie à Kaven Potvin, 29 ans, un arpenteur et chargé de projet qui était également le fils de l’entrepreneur responsable des travaux.  

Ce matin-là, un camion à benne est arrivé sur le site pour livrer son chargement. Le conducteur a stationné le véhicule sur l’accotement en raison d’un manque d’espace. Un opérateur de tracteur a téléphoné au chargé de projet afin qu’il valide le contenu du chargement. Ce dernier, toujours au téléphone avec l’opérateur, a décidé de se rendre en marchant jusqu’au camionneur stationné en bordure de route puisque l’émetteur-récepteur qui sert aux communications avec les camionneurs était dans son véhicule de service. Il se trouvait près de la porte du camion, au centre de la voie de droite, toujours ouverte à la circulation, lorsqu’il a été happé mortellement par une voiture. Le soleil a aveuglé l’automobiliste qui n’a pas vu le travailleur, même s’il portait un dossard.

Plusieurs employés de l’entreprise Robin Potvin inc. avaient été témoins de la scène.

Le chantier avait été fermé deux semaines à la suite du tragique accident. 

La CNESST rappelle que pour assurer la sécurité des travailleurs, l’employeur doit établir des modes de communication entre les différents intervenants du chanter afin d’éviter que les travailleurs et les véhicules qui pourraient circuler sur le chantier ou à proximité soient en situation de coactivité. Les travailleurs, de leur côté, ont la responsabilité de les utiliser en tout temps. 

Les conclusions de l’enquête de la CNESST seront soumises aux différentes associations dont les membres oeuvrent sur des chantiers, ainsi qu’aux établissements de formation qui proposent des programmes d’étude dans le domaine.  

La CNESST a créé une animation afin de bien expliquer les circonstances de l'accident. 

Le travailleur se trouvait au centre de la voie de droite au moment de l'impact, comme sur cette photo reconstituant les événements.