L’entrepreneur Steve Couture est connu en tant que cofondateur de Frima Studio, entreprise à laquelle il est toujours lié. Mais, après avoir pris du recul en début d’année, il s’est trouvé un nouveau projet : transformer les modules des espaces verts en grands jeux vidéo dans lesquels les jeunes doivent s’activer pour marquer des points.

Transformer les parcs en jeux vidéo

Après avoir développé des logiciels qui ont gardé les jeunes rivés à des écrans, l’homme d’affaires de Québec Steve Couture escompte les faire jouer dehors en informatisant les parcs et cours d’école.

L’entrepreneur est connu en tant que cofondateur de Frima Studio, entreprise à laquelle il est toujours lié. Mais, après avoir pris du recul en début d’année, il s’est trouvé un nouveau projet : transformer les modules des espaces verts en grands jeux vidéo dans lesquels les jeunes doivent s’activer pour marquer des points. Des lieux où les enfants doivent interagir avec «de vrais amis».

En conférence de presse, lundi, le résident de Québec s’est donc présenté en tant que coprésident de Go-élan, entreprise familiale trentenaire de Bécancour. 

Carolyne Gagné, fille du fondateur, a repris les rênes de Go-élan. Et veut prendre de l’expansion.

C’est là qu’entre en scène Steve Couture. Il a décaissé pour se joindre à l’actionnariat, sans en prendre le contrôle toutefois. Et a dépensé «beaucoup» d’heures pour élaborer le concept et développer le produit, notamment en partenariat avec Frima.

Steve Couture reste donc près ses premières amours. «C’est certain que je me tiens pas trop loin.»

«J’ai été un peu la tour de contrôle pour essayer de faire fonctionner le mariage entre le manufacturier […] et l’industrie du jeu vidéo, entre des corps de métier qui ne se parlaient pas dans la vie.» 

Le résultat est un module de jeu extérieur muni d’un écran qui offre différents défis aux enfants. En équipe ou en solo, le joueur doit ensuite s’activer sur les glissades et autres passerelles équipées de capteurs et de lumières. Dans le prototype présenté lundi, les bleus et les verts tentaient de faire allumer le plus de lumières de leur couleur en sautant, tapant, roulant…

Quelques bogues

Même si le produit rencontre encore quelques bogues, Steve Couture est très très ambitieux. «Ce que j’ai fait dans ma vie, c’est du divertissement jeunesse. Du divertissement qui s’exporte, qu’on veut amener un peu partout sur la planète. Je l’ai fait dans le jeu vidéo ; on a fait jouer 100 millions d’enfants sur la planète avec Frima», note-t-il. «[Go-élan] s’est peu exporté dans son histoire. Là, on veut amener l’entreprise un peu plus loin, doubler le chiffre d’affaires d’ici deux à trois ans. Et qu’au moins 50 % de son chiffre d’affaires vienne de produits d’exportation, mais à très court terme.»

Il ajoute: «Au Québec, il y a trois marchés principalement : les municipalités, les écoles, les CPE. Par contre, pour nous, il n’est pas question que ça reste au Québec. […] On a breveté la formule, on a un brevet international. […] On a fait ça dans le but d’amener ce produit-là partout sur la planète. Dans un premier temps, probablement que ce sera plus simple d’amener des tonnes de métal du côté de nos voisins du sud, du côté des États-Unis. Mais, évidemment, on a un objectif de trouver des partenaires de distribution qui vont nous amener partout sur la planète.»

La première année, quelques modules pourront être vendus. Les livraisons pourraient débuter au printemps.