L'engagement pris par les chefs des quatre partis représentés à l'Assemblée nationale réjouira certainement les élus municipaux rassemblés à Gatineau.

Tous les chefs d’accord à transférer un point de TVQ aux villes

Peu importe quel parti remportera les élections générales d'octobre prochain, au Québec, les municipalités obtiendront une réforme en profondeur de la fiscalité, à commencer par l’obtention du transfert d’un point de TVQ.

À l’instar du premier ministre Philippe Couillard, les chefs des partis d’opposition, Jean-François Lisée, François Legault et Gabriel Nadeau-Dubois se sont tous dit en faveur d’un tel transfert vers les villes. Ils s’y sont engagés, jeudi après-midi, devant les délégués réunis à Gatineau pour les Assises 2018 de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). 

Pour le chef de la Coalition avenir Québec qui occupe présentement la position de tête dans les sondages, il s’agit d’un revirement important, lui qui s’opposait jusqu’ici à une telle demande du monde municipal. « Je suis d’accord avec ça, a-t-il dit. L’avantage c’est que la TVQ augmente plus rapidement que les transferts aux municipalités et c’est intéressant pour les villes. »

M. Lisée a prévenu les élus municipaux du Québec qu’il ne jouerait pas au Père-Noël, s’il est élu en novembre prochain, en répondant à l’ensemble des demandes de l’UMQ, mais « un an après l’élection, dans le premier pacte fiscal, nous allons donner un point de TVQ aux municipalités, je m’y engage formellement », a-t-il affirmé. 

Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, est allé plus loin en affirmant que la taxe foncière doit devenir un moyen « marginal » de financer les municipalités. « Il faut plus qu’une réforme majeure, il faut une révolution, a-t-il dit. Il faut un nouveau mécanisme de financement public stable et prévisible. Oui, ça veut dire un point de TVQ, mais il faut aussi ouvrir le débat de l’impôt sur le revenu pour un meilleur partage entre Québec et les municipalités. »