Une certaine confusion quant au type de bénévoles recherchés au centre de soutien à Dunrobin a provoqué quelques frustrations.

Tornade: besoin de bénévoles à Ottawa

Des bénévoles qui se sont déplacés mardi matin à Dunrobin ont été refusés sous prétexte qu’on cherchait de la main-d’oeuvre qualifiée. La Ville a tenu à rectifier le tir en précisant qu’elle avait besoin de l’aide des citoyens.

Il y avait confusion quant au type de bénévoles recherchés au centre de soutien communautaire de l’école West Carleton à Dunrobin, hier matin. 

La Ville a envoyé une précision aux médias en avant-midi. «Nous sommes à la recherche de bénévoles pour aider à Dunrobin. Si vous voulez aider, veuillez vous rendre à l’école secondaire West Carleton», a écrit l’administration municipale dans un courriel. 

Du personnel se trouve à l’école pour coordonner le travail des bénévoles.

Du côté de Arlington Woods, on demande à la population et aux bénévoles d’éviter le secteur qui est encore considéré comme dangereux. La zone sinistrée est réservée aux véhicules d’urgence et les équipes ont besoin d’espace pour effectuer les travaux de nettoyage.

La Ville d’Ottawa a ouvert un troisième centre de soutien communautaire, mardi en fin d’après-midi. Les sinistrés peuvent visiter le Centre communautaire de Greenboro en plus du Sportsplex de Nepean et de l’école secondaire West Carleton. Les trois sites sont ouverts de 9h à 20h.

Watson fier de la gestion de crise

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, est d’avis que les autorités municipales étaient bien préparées à faire face à une situation d’urgence. Les différentes équipes ont beaucoup appris à la suite des inondations au printemps 2017.

«Je suis très fier comme maire de la ville d’Ottawa de voir les actions des bénévoles, des pompiers, des policiers, des paramédics et des ouvriers d’Hydro Ottawa, souligne M. Watson. J’ai reçu beaucoup de réactions positives pour dire que les officiels de la Ville faisaient du bon travail.»

Des efforts doivent être mis afin d’améliorer le système d’alerte national, estime le premier magistrat. Ce dernier affirme ne pas avoir reçu d’alerte sur son téléphone cellulaire vendredi soir.

«Il faut travailler avec le gouvernement fédéral pour donner plus d’avis quand il y a des crises comme ça», ajoute-t-il.

Les équipes d’Hydro Ottawa et d’Hydro One étaient toujours sur le terrain mardi afin de rebrancher les abonnés au réseau. 

En fin d’après-midi, quelque 300 clients étaient toujours dans le noir plus de 72 heures après le passage des tornades dans la capitale fédérale.

De l’aide fédérale aux victimes?

Le ministre de la Sécurité publique du Canada, Ralph Goodale, a fait la tournée de la communauté ontarienne de Dunrobin, mardi. Le ministre s’est dit frappé par la gravité des dégâts.

Des agents de la Gendarmerie royale du Canada se sont rendus dans des zones ravagées par la tornade afin de donner un peu de répit aux forces locales, a indiqué M. Goodale.

Selon lui, le gouvernement fédéral n’a pas fourni d’aide financière parce que la première partie des coûts de réponse et de recouvrement est couverte par les provinces, mais Ottawa interviendra si la facture atteint un certain niveau.

L’aide fédérale à la suite de catastrophes naturelles à grande échelle est déterminée par une formule dans le cadre des Accords d’aide financière en cas de catastrophe du Canada.

Avec La Presse canadienne