François de Lorimier Milette, fondateur de l’entreprise TerraBorealys, distributeur officiel au Québec des produits Aeris, a reçu de la Suisse ses premières unités MICU, nouvelle génération des assainisseurs d'air portables.
François de Lorimier Milette, fondateur de l’entreprise TerraBorealys, distributeur officiel au Québec des produits Aeris, a reçu de la Suisse ses premières unités MICU, nouvelle génération des assainisseurs d'air portables.

TerraBorealys met sur le marché l’unité MICU

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Fondée en début de pandémie, l’entreprise TerraBorealys, spécialisée dans les purificateurs d’air et de surfaces, peut maintenant se lancer à la conquête des cliniques dentaires du Québec. Distributeur officiel des produits Aeris dans la province, l'entreprise a reçu de la Suisse ses premières unités MICU et elle a pu procéder à leur mise en marché. «J’en avais commandé une vingtaine et je les ai déjà tous vendues», a lancé François de Lorimier Milette.

Conçue et fabriquée en Suisse, l’unité MICU est la nouvelle génération d’appareils pour assainir de manière optimale l’air d’une pièce et éviter, en ce temps de pandémie, les risques de contagion à la COVID. Elle est équipée de filtres de haute performance certifiés HEPA 14 et F9 capables d’emprisonner 99.995 % des virus, bactéries, allergènes, spores, champignons, vapeurs de métaux lourds et émanations issues des interventions dentaires ou médicales. L’appareil peut filtrer et désinfecter une salle de traitements standard (10 pi X 12 pi X 8 pi) de 11 à 20 fois à l’heure, soit deux à trois fois plus souvent que ce que recommande l’Ordre de dentistes du Québec. Comme il n’utilise aucun rayon UVC, il ne présente aucun danger pour la peau, les yeux et l’ADN des êtres vivants.

L’appareil est aussi équipé d’un générateur de plasma froid qui tue ou désactive les virus, les allergènes et les bactéries sur les surfaces. Munie d’une sonde qui analyse l’air en continu, l’unité MICU peut ajuster le niveau de filtration en fonction de la qualité de l’air, mais aussi des habitudes de l’usager.

«Lorsqu’il utilise l’unité MICU, le dentiste travaille derrière un dôme transparent. Il y a donc une barrière physique entre le patient et lui. De plus, l’appareil est équipé d’un bras qui permet d’aller chercher les émissions à la source. Cela fait en sorte que la salle n’est pas souillée ce qui réduit d’une quinzaine de minutes le temps de latence entre chaque patient.» 

Longues recherches

Homme d’affaires dans l’âme, François de Lorimier Milette a été conscientisé aux problèmes auxquels auraient à faire face les dentistes alors la pandémie s’annonçait. Et c’est lorsque la crise s’est amorcée et que les dentistes ont dû fermer leurs cliniques qu’il a cherché une solution.

«Il y a des entreprises qui existent depuis des décennies qui fabriquent des appareils de qualité afin de purifier l’air. Mais il n’y a rien qui répondait vraiment aux besoins des dentistes à savoir, de capter les émissions dangereuses, donc les aérosols, à la source. Tu as beau avoir un bon appareil de purification d’air dans ta salle de traitement, en tant que praticien tu respires toujours l’air vicié que dégage ta turbine. Il existe toutes sortes de manières de réduire ces émissions, mais il en reste toujours. Et je n’étais pas satisfait de ce que je trouvais, peu importe le prix.»

C’est en feuilletant une revue spécialisée dans le domaine médical en Europe que M. de Lorimier Milette a trouvé ce qu’il cherchait du côté de la Suisse. De jeunes ingénieurs gradués du MIT (Massachussetts Institute of Technology) avaient, lors de leur projet de fin d’études, réinventé le système de purificateur d’air portable. Ils avaient ensuite fondé leur entreprise, Aeris, afin de le commercialiser.

«À la base, je ne cherchais qu’à aider les gens de la clinique dans laquelle j’étais impliqué. Et je n’avais aucune intention de faire du commerce. Mais je me suis demandé qu’est-ce que je pouvais faire pour protéger les gens et répondre à leurs besoins. Si j’ai travaillé sept jours sur sept au cours des quatre derniers mois, c’est pour que les gens ne tombent pas malades et que les cliniques dentaires soient plus rentables qu’elles le sont actuellement.»

Le Québec comptant autour de 1000 cliniques dentaires et les plus petites ayant trois salles, le marché pour l’unité MICU (terraborealys.com) est grand ouvert pour l’homme d’affaires québécois qui sait cependant que ce n’est qu’une question de mois avant que la compétition offre un produit semblable à celui qu’il distribue. Son objectif, vendre son appareil à 10 % des cliniques dentaires au Québec. Destinée au dentiste, l’unité MICU pourrait cependant être utilisée par les médecins spécialisés dans les soins esthétiques, les optométristes et les ophtalmologistes.

«Au début, l’approvisionnement en appareil était difficile. Mais ce n’est plus le cas. Aeris produit maintenant 2000 unités MICU par mois. Le problème est au niveau de la distribution. Les appareils sont expédiés par avion-cargo de la Suisse à New York. Et de là, ils sont envoyés à leur destination finale par le système de distribution standard de transport. Celui-ci tant chamboulé à cause de la COVID, il peut se passer une dizaine de jours entre le moment ou les appareils arrivent à New York et le moment où ils parviennent à Montréal.»