Il n’y a pas qu’à La Malbaie que les forces de l’ordre feront sentir leur présence. On peut s’attendre à voir plus de véhicules de patrouille également entre Québec et Montréal.

Sommet du G7: vigilance accrue en amont de Québec

Il y aura beaucoup, beaucoup de policiers pour patrouiller les routes entre Québec, La Malbaie et Saguenay avant et pendant le Sommet du G7 des 8 et 9 juin. Mais saviez-vous que cette surveillance s’étendra jusqu’à… Montréal?

«Sur la route entre Québec et Mont­réal, il va y avoir plus de véhicules de patrouille; c’est certain qu’il va y en avoir plus pour surveiller», explique au Soleil le lieutenant Jason Allard, officier de la Sûreté du Québec responsable des communications pour le G7. 

Une présence accrue parce que des convois officiels pourraient circuler entre les deux villes, ajoute-t-il. Aussi pour que les forces de l’ordre voient qui roule vers l’est. Et pour éviter que la circulation soit freinée, par un accident par exemple.

Le gros de la circulation liée au Sommet du G7 sera malgré cela concentré sur la droite de Québec. Une partie voyagera en direction de la base de l’aviation de Bagotville; une autre part sillonnera la 170, la route rattachant Saguenay et La Malbaie en passant par Sagard et Saint-Siméon. 

C’est néanmoins surtout sur la 138, lien privilégié pour se rendre jusqu’au Manoir Richelieu, que le flot s’engouffrera.

«Les délégations vont se promener entre Québec et La Malbaie», a d’ailleurs souligné la directrice générale des programmes du Bureau de gestion des sommets d’Affaires mondiales Canada, Louise Léger, au cours d’une récente conférence de presse. «Il va y avoir beaucoup de trafic entre Québec et La Malbaie.» 

Des policiers aux 2 km?

Combien de policiers surveilleront le parcours? Il n’y aura pas une auto-patrouille stationnée chaque 2 kilomètres sur la route 138... mais il y en aura plusieurs. «Non, ce ne sera pas 2 km. Il n’y aura pas d’auto-patrouilles autant que ça», commente le lieutenant Jason Allard. Il convient cependant du même souffle que cette route sera particulièrement protégée. 

«Ne serait-ce qu’on ait une collision, on ne peut pas se permettre de bloquer, par exemple, la 138 pour trois heures, on s’entend», fait-il valoir. «Cela fait que oui, on va avoir des effectifs supplémentaires pour assurer la fluidité de la circulation, si on a des événements particuliers pouvoir répondre rapidement. […] C’est sûr qu’avec des convois, il faut s’assurer que ça circule bien.»

Il y aura, tout au long du parcours, des barrages «de courtoisie» où les policiers aiguilleront les conducteurs sur la «bonne» route. Et d’autres, appeler «points de blocage», où ils seront… bloqués.

«On peut s’attendre qu’il va y avoir, dans la région de La Malbaie, environ une dizaine de points de blocage qui vont être montés à des points différents. […] Plus on va se rapprocher du périmètre vert [périmètre restreint], plus les vérifications vont être poussées.»

Droit de manifester

Pas question, toutefois, d’arrêter d’éventuels groupes d’autocars remplis d’altermondialistes, assure M. Allard. Leur arrivée sera par contre annoncée à l’avance par les policiers postés le long du parcours.

Pourquoi? «Pour qu’on soit prêt à La Malbaie pour les recevoir.» Jason Allard évoque notamment la nécessité de préparer des espaces de stationnement. «On n’est pas là pour intercepter les 20 autobus, au contraire. Mais on veut que ça aille bien pour tout le monde. On n’empêchera pas les autobus d’arriver, on a un lieu qui est là pour manifester.»