Stéphane Roy a notamment commis un vol à l’étalage au Maxi de Jonquière.

Six vols à l’étalage en huit mois

Le Jonquiérois Stéphane Roy a eu beau verser quelques larmes devant le juge, cela ne lui a pas permis de régler ses dossiers de vols à l’étalage à la va-vite. Il demeure derrière les barreaux encore quelques jours, le temps que les avocats analysent ses dossiers.

Roy a été amené au Palais de justice de Chicoutimi à la suite de l’émission d’un mandat d’arrestation, après que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ait noté qu’il avait été remis en liberté par les services de police à plusieurs reprises pour les crimes commis.

Les aventures du client de Me Charles Cantin ont débuté en décembre 2018 pour un premier vol à l’étalage dans un commerce d’Alma. Les agents l’ont alors remis en liberté.

Le 17 janvier, il commet un délit au Canadian Tire de Jonquière et encore une fois, les policiers le laissent aller.

Trois mois plus tard, Roy se fait prendre à nouveau dans un commerce à y commettre un vol et une autre fois, les agents le laissent retourner chez lui non sans lui faire promettre, par engagement, à ne plus recommencer.

Il se sera tenu à l’écart durant un peu plus de deux mois avant de se faire prendre au marché d’alimentation Maxi, de Jonquière, le 29 juin.

Et moins d’un mois plus tard, il a commis des vols à la pharmacie Jean Coutu à deux occasions, les 21 et 26 juillet.

Et là encore, l’individu a pu retourner chez lui, tout en sachant qu’il aurait à comparaître un jour devant le tribunal.

Lorsque le DPCP a reçu les cinq dossiers du district judiciaire, un procureur de la Couronne a immédiatement pris la décision de faire arrêter l’individu afin qu’il puisse répondre de ses actes.

Et ça s’est produit mardi matin. Stéphane Roy devait comparaître pour les affaires de janvier et d’avril. Mais il est plutôt apparu devant le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, en provenance du quartier carcéral du Palais de justice de Chicoutimi.

« Je n’ai pas l’intention de perdre mon temps et de vous faire perdre votre temps. Lorsque j’ai commis ces vols, je n’étais pas là (mentalement). J’avais consommé et j’étais sur une autre planète », a mentionné Roy en essuyant des larmes.

Malgré les propos de l’accusé, Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, du DPCP, s’est opposée à la remise en liberté de Roy en raison des six crimes commis et des antécédents judiciaires de l’accusé. Son dossier doit faire un demi-pouce d’épaisseur.

En fait, le document compte 45 pages d’antécédents judiciaires.

La défense a déplacé l’affaire au vendredi 30 août pour une enquête de remise en liberté, mais il est fort probable que Me Cantin tentera davantage de régler les chefs d’accusation contre son client.