Hugo Desrochers a décidé d’unir ses deux passions, l’aviation et le désir d’aider les enfants, pour créer la fondation Vol d’un survivant à l’autre.

S’élever au-dessus de la maladie... en hydravion!

Hugo Desrochers a combattu une leucémie en 2010. En rémission, il souhaitait s’impliquer auprès d’autres personnes atteintes d’une maladie. Puis il a décidé d’unir ses deux passions, l’aviation et le désir d’aider les enfants, pour créer la fondation Vol d’un survivant à l’autre.

Hugo et son équipe offrent la chance aux enfants malades et à leur famille de faire un tour d’hydravion au-dessus du Lac Saint-Augustin, tout à fait gratuitement. Cette année marque la huitième édition de l’événement.

«C’est comme un petit Rêves d’enfants. La première édition, il y a eu un vol. Après on a grandi, et grandi. L’année passée, il y en a eu 13 et cette année, on est rendu à 34, avec quatre avions pour réaliser les vols.»

En plus de tenir une journée d’activités, où les enfants et leurs familles s’amusent pour ensuite sauter dans un hydravion pour voler au-dessus de la ville, la fondation de M. Desrochers amasse des sous. La somme entière est remise à la Fondation Charles-Bruneau, qui partager leurs valeurs et objectifs.

«Je suis fier de dire que cette journée, c’est notre équipe qui crée l’activité, avec tout plein de bénévoles et de commanditaires. Ça prend quelqu’un du milieu, sinon ce genre d’activité n’existerait pas. La Fondation Charles-Bruneau nous offre un soutien et une notoriété.»

Un cadeau

Samedi en début d’après-midi, M. Desrochers revenait tout juste de compléter un vol avec une famille. Le petit garçon débarquait de l’avion tout heureux, les yeux brillants.

«Les parents disaient qu’il était en traitement de chimiothérapie toute la semaine. Il pensait à son tour d’avion et ça a été sa motivation. Entendre ça, c’est ma paie pour l’année. C’est trippant de voir l’émotion des gens quand on les entre dans l’avion, quand on revient. On sort de l’avion et on est émerveillés.»

L’objectif de cette journée de vol est d’offrir un moment de répit aux familles, de les aider à passer au travers de moments difficiles. Après huit ans, le fondateur et pilote réalise moins de vols qu’avant, il est bien occupé avec l’organisation de la journée, les jeux gonflables ou l’alimentation.

«Au début, je faisais tous les vols, je me suis distancé pour organiser la journée, mais c’est important pour moi de continuer à faire quelques vols pour rester connecté avec ce que j’ai bâti. C’est le plus important.»

Vol d’un survivant à l’autre aura amassé plus de 20 000 $ en dons cette année.

Le jeune Adam Landry se prépare à faire un tour d'hydravion.

«Un baume»

En 2016, le petit garçon de Mélanie St-Onge était atteint d’une leucémie. Il a pu profiter d’un tour d’hydravion grâce à des commanditaires généreux.

«On a tellement été charmé par l’événement, par la cause, que depuis 2017, on a décidé de commanditer des vols pour d’autres enfants et être bénévoles pour la journée. On comprend bien les familles quand elles arrivent, on est passé par là. On donne au suivant, et c’est ça qui est important», exprime-t-elle. 

Elle peut témoigner du bonheur que cette activité apporte dans le cœur des familles. Son fils est maintenant en rémission, mais il revient chaque année, avec sa soeur et ses parents, pour regarder d’autres enfants s’envoler.

«Mon garçon n’avait jamais pris l’avion. Ça lui a permis de s’élever dans les airs, de s’élever au-dessus de la maladie, de voir la ville. Ce n’est pas tous les enfants qui peuvent vivre ça. Ça a amené un petit baume. Avoir une journée qui sort de l’ordinaire. Dans les débuts de la maladie, on ne pouvait pas avoir accès à beaucoup d’activités. On pouvait finalement profiter de quelque chose», ajoute la maman.