Luc Robitaille a l’intention de faire une dernière visite à l’aréna Robert-Guertin la saison prochaine, la dernière avant le déménagement du club à son nouveau domicile du secteur Gatineau prévu en 2021-2022.

Robitaille dit encore non aux Olympiques

LOS ANGELES — Les Olympiques de Gatineau peuvent oublier un des plus grands joueurs de leur histoire, Luc Robitaille, comme investisseur potentiel dans leur plan de relance.

Président des Kings de Los Angeles et président du Bureau des directeurs du club Eisbären Berlin en Allemagne, l’ancienne vedette des Olympiques de Hull au milieu des années 1980 a confié au Droit mercredi qu’il manque de temps pour s’impliquer financièrement au sein du groupe de propriétaires qui cherche à recruter du sang neuf — ainsi que du sang d’anciennes gloires de l’équipe la plus titrée de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

« Les Olympiques font partie de ma vie et de ma carrière, c’est là que tout a commencé pour moi. Si jamais j’ai une chance de m’impliquer, j’aimerais ça, mais en ce moment, c’est difficile parce que je dois vraiment me concentrer sur ce que je fais, a-t-il déclaré. Mais c’est une franchise spéciale qui est dans mon cœur. Je ne dirai jamais non à regarder ça. » Par l’entremise de son ancien coéquipier et ami Luc Chénier, « Lucky Luc » est bien au courant de la tempête qui a secoué les Olympiques au cours de la présente saison, culminant avec la démission d’Alain Sear comme directeur général du club à la mi-décembre, combinée à la vente de ses actions.

« Je sais qu’il y a eu des changements et que la franchise a eu une petite tornade. Je pense que c’est important, le monde de Gatineau mérite qu’il y ait des gens à la tête de la franchise qui s’occupent bien de la franchise. C’est une équipe spéciale, elle a beaucoup de valeur pour la ville, a-t-il souligné. Mais moi, je n’ai pas le choix, avec ce que je fais avec les Kings et Berlin. J’ai parlé avec Jocelyn Cayer, qui est une très bonne personne, et je lui ai dit, ‘Je suis encore là, je suis encore intéressé, mais donne-moi un peu de temps, il faut que je travaille avec les Kings, on doit sortir de notre ‘trou’. S’ils ont besoin de quelque chose, je suis là et on peut se parler. Les Olympiques, c’est ma franchise, mon équipe. »

Pendant sa carrière de joueur dans la LNH qui l’a mené au Temple de la renommée, entre 1986 et 2006, et surtout après, l’auteur de 668 et 1394 points à vie a été approché à l’occasion pour s’associer aux Olympiques, avec qui il a remporté leur première coupe du Président en 1986, année où il faisait les 400 coups avec feu Guy Rouleau et Pat Brisson, qui allait plus tard devenir son agent.

«J’ai eu une couple de pourparlers avec des gens et tout ça. Ça n’a jamais fonctionné jusqu’à maintenant, mais jamais que je fermerais la porte», dit celui qui a été président des opérations affaires des Kings avant de devenir leur président en 2017, au même moment où il prenait la barre du club de Berlin, dont le directeur général, l’ancien 67 Peter Lee, se rapporte directement à lui. Le circuit allemand vient d’interrompre ses activités pour le reste de la saison en raison de la menace du Coronavirus, ou COVID-19.

Robitaille a l’intention de faire une dernière visite à l’aréna Robert-Guertin la saison prochaine, la dernière avant le déménagement du club à son nouveau domicile du secteur Gatineau prévu en 2021-2022. Il aimerait évidemment être présent lors de l’hommage qui est prévu pour l’ancien gouverneur et D.G. du club, Charles Henry, lors de la prochaine campagne. «C’est de valeur que l’aréna Guertin va fermer, mais je pense que le monde de Gatineau mérite -- pour moi, c’est le monde de Hull -- une nouvelle aréna moderne, où il peut aussi y avoir différents événements, comme des concerts. Je trouve que c’est fantastique pour la Ville», estime-t-il.

Le fait que la compagnie propriétaire des Kings, Anschutz Entertainment Group, n’ait pas pu obtenir le contrat pour présenter les spectacles à cet endroit (il est allé à la Maison de la Culture), pourrait avoir joué un rôle dans sa décision de ne pas investir dans les Olympiques.