L'incendie de la rue Saint-Bonaventure, dans Saint-Sauveur.
L'incendie de la rue Saint-Bonaventure, dans Saint-Sauveur.

Retour sur la plus grosse journée de l’été pour les pompiers de Québec [PHOTOS]

Valérie Marcoux
Valérie Marcoux
Le Soleil
Avec quatre incendies, dont deux de quatrième alarme et plus, le lundi 17 août a été la plus grosse journée de l’été pour le Service de prévention contre l’incendie de Québec (SPCIQ), indique Alexandre Lajoie, porte-parole pour le SPCIQ.

Le SPCIQ peut parfois recevoir jusqu’à 100 appels par jour pour des petites situations qui se règlent assez rapidement et qui ne demandent pas trop d’effectifs, précise Bill Noonan, également porte-parole pour le SPCIQ. Mais le lundi 17 août était effectivement la plus grosse journée de l’été pour les pompiers de Québec en terme d’incendies.

Deuxième alarme dans Charlesbourg

Cette journée tumultueuse commence à 4h22, alors que les pompiers sont envoyés au 3430, carré des Charmes où un véhicule est en feu. Sur place, l’équipe constate que le feu se propage à la résidence, qui sera significativement endommagée par cet incendie. Environ 35 pompiers ont participé à maîtriser la situation qui est passée sous contrôle à 4h59. 

Un résident a été pris en charge par la Croix-Rouge, mais l’évènement ne fait aucun blessé, à l’instar des autres qui suivront ce jour-là.

Ayant des doutes que cet incendie soit d’origine volontaire, le commissariat aux incendies poursuit son enquête en collaboration avec le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). D’ailleurs, tout au long de la journée, le SPVQ coopère avec le SPCIQ afin de contrôler la circulation et fermer les rues nécessaires dans le but de protéger la population et de faciliter le travail des pompiers.

Le deuxième incendie, le plus gros de la journée de lundi, s'est déclaré dans un immeuble de deux logements au 551-553, rue Saint-Bonaventure, à 12h40, dans Saint-Sauveur.

Cinquième alarme dans Saint-Sauveur

Le deuxième incendie, le plus gros de la journée, se déclare dans un immeuble de deux logements sur deux étages au 551-553, rue Saint-Bonaventure, à 12h40. L’incendie d’origine accidentelle a pris naissance dans la toiture alors que le propriétaire faisait des travaux sur les corniches. Avec un outil chauffant, il tentait de réchauffer la peinture afin de la gratter. Le propriétaire a ensuite tenté d’éteindre le début d’incendie avec un extincteur portatif, a déterminé le commissariat aux incendies. 

À la demande du SPCIQ, Hydro-Québec procède à un délestage à distance, privant plusieurs résidences d’électricité cet après-midi-là. 

La situation évolue jusqu’à ce qu’une cinuième alarme soit demandée. Plus de 80 pompiers sont alors sur place. «Des lances perforatrices ont été installées au toit et plusieurs lances d’extinctions ont été nécessaires afin de contrôler l’incendie», communique le SPCIQ, dont l’équipe a réussi à ce que l’incendie ne se propage pas aux bâtiments voisins.

L’incendie fait tout de même trois sinistrés, pris en charge par la Croix-Rouge. La situation est déclarée comme étant maîtrisée à 15h49.

Des pompiers ont dû être évacués lors de l'incendie d'un immeuble de la rue Lalemant, dans Saint-Roch, lundi.

Quatrième alarme dans Saint-Roch

Une heure plus tard, un autre incendie fait rage dans un bâtiment industriel, heureusement vacant, du quartier Saint-Roch. Avant même l’arrivée des pompiers, la façade du deuxième étage du 325, rue Lalemant est déjà effondrée. La toiture est instable et fortement endommagée, décrit Bill Noonan. 

De nouveau, la collaboration d’Hydro-Québec est demandée afin de procéder à un délestage dans ce secteur.

Les paramédicaux, toujours appelés préventivement sur les lieux, procèdent à l’évaluation de quelques pompiers montrant des signes de déshydratation. Un seul est transporté en raison d’un coup de chaleur.

Les 65 pompiers déplacés sur les lieux réussissent encore une fois à éviter la propagation aux bâtiments voisins. 

La situation est déclarée sous contrôle vers 20h30, mais la rue Lalemant reste fermée pour la nuit entre la rue de la Couronne et la rue Dorchester afin de faciliter la collecte des débris et le placardage du bâtiment qui est isolé en eau et en électricité. 

Le commissariat aux incendies n’a pas pu déterminer l’origine de l’incendie en raison de l’état du bâtiment, notamment. 

Dernière alarme en haute ville

Quelques minutes après que le troisième incendie de la journée soit passé sous contrôle, une alarme incendie en fonction appelle le SPCIQ à se rendre au 1, rue des Jardins-Mérici.

Une fois sur place, les pompiers remarquent la présence de fumée s’échappant des portes qui sont elles-mêmes très chaudes.

L’incendie, ayant pris naissance dans le salon d’un condo au rez-de-chaussée de l’édifice, était déjà en train de s’éteindre par lui-même au moment d’intervenir, rapporte Alexandre Lajoie.

Comme la pièce était très chaude, les pompiers ont commencé par la refroidir en envoyant de l’eau par la fenêtre du condo, plutôt que d’ouvrir directement la porte.

Les dommages au condo où a pris naissance cet incendie qui serait d’origine électrique sont importants. Les résidents des autres condos préventivement évacués ont pu réintégrer leur logement. 

La situation a été jugée sous contrôle à 20h54 et les derniers pompiers ont quitté les lieux de cette dernière intervention de la journée à 22h05.

«C’était une journée chargée, mais qui s’est très bien déroulée de notre côté», conclut Bill Noonan, porte-parole du SPCIQ.

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