Martine Hébert, vice-présidente de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, signale que le problème de pénurie de main-d’œuvre prend de l’ampleur au Canada.

Record de postes vacants au Canada

Le nombre de postes vacants a atteint un nouveau sommet au quatrième trimestre de 2017 au Canada et le Québec a affiché l’un des taux de postes vacants les plus élevés au pays.

Une compilation publiée mardi par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) précise qu’avec un total de 399 000 postes à pourvoir dans le secteur privé, la proportion de postes vacants par rapport à l’ensemble des emplois disponibles dans le secteur privé a atteint 3 % au Canada, 0,6 % de plus qu’un an plus tôt.

Au Québec, le taux de postes vacants au dernier trimestre de 2017 a été de 3,4 %, le deuxième plus élevé parmi les provinces canadiennes derrière celui de la Colombie-Britannique, de 3,9 %. À ce quatrième trimestre, 94 700 postes étaient à pourvoir au Québec.

Martine Hébert, vice-présidente principale de la FCEI, signale que le problème de pénurie de main-d’œuvre prend de l’ampleur au Canada. Elle rappelle que le manque de personnel conduit à des décisions comme le refus de contrats, le report de projets ou de livraisons promises aux clients.

La FCEI précise que le taux de postes vacants a augmenté dans 8 des 14 secteurs d’activités au plus récent trimestre. Les hausses les plus marquées ont été observées dans les secteurs des services personnels, de l’information, des arts et loisirs ainsi que du commerce de détail.

Les entreprises avec des postes à pourvoir prévoyaient offrir une hausse salariale moyenne 0,5 % plus élevée que les entreprises qui n’en comptent pas.

Climat favorable à Québec

Par ailleurs, ManpowerGroup a fait savoir, mardi, que le climat de recrutement était favorable dans la région de Québec.

Il s’agit d’une évidence compte tenu que le taux de chômage dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec — qui couvre le territoire des villes de Québec et de Lévis — affichait 3,2 % en février et le taux d’emploi 66,5 %.

«Les données de l’enquête révèlent que 25 % des employeurs pensent recruter des travailleurs d’ici la fin de juin, alors que 5 % comptent réduire leurs effectifs», a indiqué Rémi Fillion, du bureau de Manpower à Québec. 

«Les autres employeurs interrogés, soit 70 % des répondants, n’indiquent aucun changement en matière de dotation pour le trimestre à venir», ajoute-t-il.

«Une fois les données corrigées des variations saisonnières, la prévision nette d’emploi pour Québec s’établit à 15 %, ce qui représente en fait une baisse de 12 points par rapport au taux transmis pour le trimestre précédent, a précisé M. Fillion. 

«Il s’agit toutefois également d’un progrès de neuf points de pourcentage par rapport à l’an dernier. Le rythme de recrutement se montre donc très respectable pour les prochains mois», a-t-il conclu.