Le bureau de l’Ombudsman de l’Ontario a reçu 321 plaintes sur les services en français au cours de la dernière année.
Le bureau de l’Ombudsman de l’Ontario a reçu 321 plaintes sur les services en français au cours de la dernière année.

Rapport de l’Ombudsman de l'Ontario: moins de plaintes sur les services en français

Depuis que le Commissariat aux services en français a été transféré sous l’aile de l’Ombudsman de l’Ontario, la population a formulé une centaine de plaintes en moins à ce sujet que lorsque le commissariat aux services en français était indépendant. 

L’Ombudsman de l’Ontario Paul Dubé a reçu 321 plaintes sur les services en français au cours de la dernière année, apprend-on dans son rapport annuel, publié mardi.

L’ancien commissaire aux services en français, François Boileau, en avait reçu 435 au cours de l’année précédente. Il s’agissait alors d’une année record. 

M. Dubé a précisé, en conférence de presse, que le nombre de plaintes qu’il a reçues dépasse toutefois la moyenne de l’ex-commissaire Boileau, qui se situait à 311. 

Le plus récent rapport de M. Dubé ne compte que six pages sur 92 où les services en français sont mentionnés, et aucune recommandation n’est formulée à ce sujet.

Toutefois, on précise dans le document qu’un autre rapport concentré sur les services en français sera publié prochainement par le bureau de la commissaire aux services en français, Kelly Burke. 

Selon M. Dubé, le fait que la commissaire Burke aura son propre rapport distinct «démontre l’importance accordée aux services en français au sein du bureau de l’Ombudsman». 

En conférence de presse, il a renchéri en affirmant que la nouvelle commissaire Burke a les mêmes pouvoirs que l’ancien commissaire Boileau, et qu’elle est tout autant indépendante, «sauf que maintenant, elle travaille au sein d'un organisme avec une plus vaste juridiction». 

L’Ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé

En tout, l’Ombudsman a reçu 26 423 plaintes au cours de la dernière année. 

Par ailleurs, M. Dubé note, dans son rapport, une augmentation importante des plaintes concernant les services correctionnels de l’Ontario. Il a visité certains des établissements les plus problématiques au cours de la dernière année, notamment à la prison de Thunder Bay et au Centre de détention du Sud de Toronto. 

Le bureau de l’Ombudsman a aussi publié deux nouveaux rapports d’enquêtes liés aux municipalités et aux conseils scolaires, des dossiers «relativement nouveaux» de son mandat. 

Ces derniers ont révélé «un manque troublant de transparence qui minait la confiance du public». 

M. Dubé vante toutefois les bienfaits de ces enquêtes, puisque les organismes touchés ont accepté toutes ses recommandations.

La pandémie qui a tout chamboulé

Quelques semaines avant la publication du rapport de l’Ombudsman, la COVID-19 a engendré plusieurs changements des procédures au sein du bureau. «Les ombudsmen sont des solutionneurs de problèmes de première ligne. Dès que l’état d’urgence a été déclaré, mon équipe et moi avons compris que les services que nous fournissons à la province seraient plus nécessaires que jamais. Aussitôt, nous avons commencé à travailler à domicile et nous avons instauré des procédures pour continuer à répondre au plus grand nombre possible de plaintes et de demandes de renseignements.»

Au 31 mars 2020, le personnel avait traité, à domicile, près de 800 nouvelles plaintes, dont près de 300 étaient liées à la COVID-19, lit-on dans le rapport.