Le transport a un impact immédiat sur la qualité de l’air que nous respirons.

Qualité de l’air toujours «mauvaise» à Québec

La qualité de l’air était encore qualifiée de «mauvaise» à Québec lundi avant-midi. Il vaudrait mieux privilégier les activités intérieures jusqu’à mardi. L’état de l’air pour les autres régions était quant à lui revenu à la normale.

«Il reste uniquement les régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches en avertissement, mais les conditions devraient s’améliorer lundi soir. Mardi matin, la qualité de l’air devrait être bonne, un passage de front froid va venir nettoyer tout ça», note Alexandre Parent, porte-parole d’Environnement Canada.

Une alerte de smog avait été lancée dimanche dans plusieurs régions partout en province, on indiquait que de fortes concentrations de polluants pourraient rester dans l’air jusqu’à lundi matin.

Lundi matin, on affichait encore un niveau de risque élevé sur la santé à Québec. «Envisagez de réduire ou de réorganiser les activités exténuantes en plein air si vous éprouvez des symptômes comme la toux et une irritation de la gorge», peut-on lire sur le site d’Environnement Canada.

La population en général ne devait pas ressentir d’effets significatifs sur sa santé, mais les risques sont plus élevés chez les personnes vulnérables comme les enfants, personnes âgées et les personnes atteintes de problèmes respiratoires ou cardiaques. Pour eux, il est préférable de remettre à plus tard les activités extérieures.

«C’est surtout avec la visibilité, on le voit. On a 3 km de visibilité et c’est vraiment en raison des particules fines. Les vents sont très faibles et ce qui cause le smog hivernal, c’est la stabilité de l’atmosphère, la température de l’air est plus chaude en surface», ajoute M. Parent.

C’est comme si on mettait un couvercle sur Québec, tout ce que la région produit en polluants reste enfermé. Le chauffage au bois est la principale source de particules fines qui contribuent au smog l’hiver au Québec. Le transport a aussi un impact immédiat sur la qualité de l’air que nous respirons

Carte de l'indice de la qualité de l'air au Québec dressée par le ministère de l'Environnement

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Le «pire» de l’épisode vu lundi matin

Depuis les dernières 48 heures de cet épisode de smog, le taux de 75 microgrammes par mètre cube d’air (ug/m3) relevé lundi matin à Québec serait le pire chiffre noté par Environnement Canada.

«Des épisodes de smog, on en a chaque hiver, celui-là on pourrait dire qu’il est dans la durée moyenne, mais deux jours c’est quand même notable. On a déjà vu des épisodes de 5 jours», soulève le porte-parole.

M. Parent note aussi que le smog devrait rester dernière nous pour le reste de la période des Fêtes. 

Certains médias et internautes parlaient d’une qualité de l’air «pire qu’à Pékin» dimanche. Pour M. Parent, il s’agit d’une comparaison «très boiteuse».

«Il n’y a aucune comparaison à faire en terme de qualité de l’air entre Pékin et Québec. Il n’y a pas de variabilité», insiste-t-il. 

Les citoyens de Québec qui désirent plus d’informations sur les effets sur la santé peuvent s’adresser au service Info-Santé de leur CLSC. 

Dimanche, l’alerte touchait les régions de la Beauce, Drummondville-Bois-Francs, Gatineau, Haute-Gatineau-Lièvre-Papineau, Lachute-Saint-Jérôme, Lanaudière, Laurentides, Mauricie, Montmagny-L’Islet, Montréal métropolitain-Laval, Québec, Vallée du Richelieu-Saint-Hyacinthe et Vaudreuil-Soulanges-Huntingdon.