La Fédération des policiers municipaux du Québec dénonce à son tour le syndrome des «portes tournantes» en santé mentale, pas seulement à Québec, mais «partout au Québec».

Portes tournantes en santé mentale: la Fédération des policiers municipaux veut des solutions concrètes

La Fédération des policiers municipaux du Québec (FPMQ) dénonce à son tour le syndrome des «portes tournantes» en santé mentale, pas seulement à Québec, mais «partout au Québec».

Dans un communiqué diffusé peu avant 18h, mercredi, la FPMQ dénonce «la pratique des portes tournantes en santé» et «tend la main aux ministères de la Sécurité publique et de la Santé et des Services sociaux afin de trouver des solutions durables et concrètes».

«La FPMQ tient à préciser que cette pratique des portes tournantes n’a pas seulement lieu à Québec, mais qu’elle est généralisée sur l’ensemble du territoire. Les policiers doivent faire face de plus en plus souvent à des appels concernant la santé mentale, mais les solutions sont déployées régionalement et localement, sans stratégie globale. Il est impératif de trouver des solutions globales qui permettront aux policiers de mieux orienter les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale», écrit le regroupement, tout en donnant son appui au policier Yannick Campagna, qui a dénoncé publiquement la situation lors de son passage devant le Comité de déontologie policière, vendredi dernier. 

Le patrouilleur de la police de Québec a été cité en déontologie après avoir enguirlandé les infirmiers de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus qui auraient refusé de voir un patient aux prises avec des problèmes de santé mentale. Il a écopé d’une journée de suspension. 

Dans son communiqué, la FPMQ écrit qu’il est «impératif de coaliser tous les intervenants autour d’une stratégie nationale d’intervention en santé mentale afin de mieux soutenir les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale». 

«Chose certaine, la FPMQ travaillera à régler le problème une bonne fois pour toutes », affirme son président, François Lemay, tout en saluant le travail des policiers sur le terrain «qui redoublent d’efforts quotidiennement pour répondre aux besoins de cette clientèle ».

Dans son édition de mercredi, Le Soleil rapportait que le ministère de la Santé venait de nommer un nouveau directeur national des services de santé mentale et de psychiatrie légale, le DPierre Bleau, dont le mandat sera de revoir l’accès aux services de santé mentale partout au Québec, et particulièrement dans la capitale.