Par voie de communiqué, la Colombie-Britannique prétend que l'Office national de l'énergie a erré «en définissant de manière beaucoup trop large la juridiction fédérale sur les oléoducs interprovinciaux».

Oléoduc Trans Mountain: la Colombie-Britannique en appel

VICTORIA — Le gouvernement de la Colombie-Britannique porte en appel la décision de l'Office national de l'énergie d'autoriser Kinder Morgan Canada à outrepasser la réglementation locale pour construire le prolongement de son oléoduc Trans Mountain.

En décembre, l'Office national de l'énergie a décrété que l'entreprise n'avait pas l'obligation de se conformer à deux sections du règlement de la Ville de Burnaby. Kinder Morgan soutenait que ces articles l'empêchaient d'aller de l'avant avec son projet approuvé par le gouvernement fédéral.

La Ville de Burnaby a indiqué, vendredi, qu'elle souhaite en appeler de la décision, plaidant que l'entreprise devrait se soumettre à tous les règlements municipaux.

Cette fois, c'est le gouvernement provincial qui entre dans le débat, confirmant avoir déposé une demande à la Cour d'appel fédérale pour que la décision de l'ONÉ soit révisée.

Par voie de communiqué, la Colombie-Britannique prétend que l'Office national de l'énergie a erré «en définissant de manière beaucoup trop large la juridiction fédérale sur les oléoducs interprovinciaux».

La Colombie-Britannique se trouve au coeur d'une bataille avec l'Alberta et le gouvernement fédéral au sujet de l'avenir du projet Trans Mountain depuis que son premier ministre John Horgan a annoncé son intention de limiter le débit de pétrole transporté vers la côte ouest en attendant la fin d'une évaluation des mesures de sécurité en cas de déversement.