Les propriétaires de Escaparium Saguenay, Nicolas Gagnon et Marie-Claude Lavoie, en compagnie de l'ex-maire de Saguenay, Jean Tremblay.

Nouveau thème d’Escaparium Saguenay: dissimuler le meurtre de Jean Tremblay

Ceux qui rêvent depuis un certain temps de faire disparaître Jean Tremblay ont maintenant une occasion de le faire. Le jeu d’évasion Escaparium Saguenay lance un nouveau thème où les participants doivent réussir à dissimuler le meurtre de l’ex-maire de Saguenay par la résolution d’énigmes.

Les propriétaires de la franchise située à Chicoutimi dans les locaux de l’Érudit Café, Marie-Claude Lavoie et Nicolas Gagnon, ont annoncé le troisième thème, jeudi avant-midi, devant de nombreux médias. Il faut dire qu’Escaparium Saguenay a titillé l’esprit dans les derniers jours en lançant une publicité qui a grandement fait réagir. « Le Mystère Jean Tremblay... Préparez-vous... », était-il écrit sur des panneaux de diffusion à Saguenay et dans les pages du Quotidien.

Installés dans une pièce qui reproduit en quelque sorte le bureau d’un notaire, une équipe composée de quatre à huit personnes doit parvenir à camoufler le crime contre Jean Tremblay, survenu à la suite d’une histoire de jalousie. Le participant personnifie ainsi Paul, le meurtrier fictif. 

L’ancien maire de Saguenay a été approché il y a environ deux mois par les propriétaires de la franchise régionale d’Escaparium. Marie-Claude Lavoie et Nicolas Gagnon souhaitaient ajouter une empreinte locale aux thèmes déjà en place, les autres étant « L’évasion » et « Le traqueur ».

« C’est un peu un vent de folie qu’on a eu en invitant Jean Tremblay dans le scénario, a convenu Nicolas Gagnon. Au bout de quelques rencontres, on a réussi à s’entendre. La réception de M. Tremblay a été très positive. Il ne savait pas trop c’étaient quoi les jeux d’évasion et après lui avoir expliqué notre idée et notre concept, il a décidé d’embarquer. Marie-Claude et moi n’y croyions pas vraiment. »

Jean Tremblay n’a pas trop hésité avant d’accepter. Il a contribué au projet en enregistrant des voix et en fournissant quelques photos. Il a approuvé le scénario, sans toutefois avoir beaucoup de pouvoir. Il a même proposé aux propriétaires d’Escaparium Saguenay d’impliquer sa conjointe, Linda Blackburn, dans l’histoire. 

« J’ai vraiment été étonné de constater quelle ampleur ce genre de jeu prend un peu partout à travers le monde, a mentionné Jean Tremblay. Il y a quelque chose d’envoûtant là-dedans, en participant à un jeu en équipe. C’est une belle occasion de travailler en groupe en tentant de résoudre des énigmes qui ne sont vraiment pas faciles. C’est ce qui est intéressant. »

Jean Tremblay a précisé qu’il ne retirait aucune compensation monétaire de son implication. Celui qui tente de demeurer à l’écart des projecteurs jusqu’en septembre avoue avoir des difficultés à se faire oublier.

Un coup de maître

On peut donner une bonne note à l’équipe marketing d’avoir pensé à cette idée. Marie-Claude Lavoie et Nicolas Gagnon se sont d’ailleurs félicités d’avoir songé à utiliser le nom de Jean Tremblay dans le nouveau thème de l’entreprise, qui a provoqué un certain engouement dès l’annonce.

« C’est vraiment une réussite, a confirmé Nicolas Gagnon. Ça fait deux mois qu’on travaille là-dessus et j’avoue qu’on a eu de la difficulté à garder ça pour nous. On avait hâte de le partager et c’est vraiment une bonne nouvelle. On travaille sur du positif actuellement et on est vraiment contents. »

Escaparium Saguenay est ouvert depuis le mois de septembre. L’objectif est de sortir d’une pièce où vous êtes prisonnier en résolvant des énigmes. Une équipe a une heure pour « s’évader » de la pièce. Les installations permettent d’exploiter cinq thèmes différents.

C’est dans cette pièce que les participants sont appelés à répondre à différents énigmes pour tenter de dissimuler le meurtre de Jean Tremblay.

Amphithéâtre au centre-ville: pas de commentaire

La nouvelle sur la possibilité de voir le nouvel amphithéâtre au centre-ville de Chicoutimi paru dans l’édition du Quotidien de jeudi a fait beaucoup jaser, mais Jean Tremblay a préféré ne pas ajouter son grain de sel.

L’ancien maire a d’abord précisé qu’il voulait mettre toute son attention sur la conférence de presse d’Escaparium Saguenay, ajoutant qu’il allait commenter l’actualité sur la Ville seulement la semaine prochaine. Il s’est ensuite ravisé.

« Ce n’est plus de mes affaires, a rétorqué Jean Tremblay. Que la Ville s’occupe de ses affaires et je ne vais pas commencer à dire quoi faire et à donner mon opinion. Je ne suis plus à la Ville parce que je trouvais que mon temps était fait. Si j’avais voulu continuer, je me serais représenté. J’ai décidé d’arrêter et ce n’est pas pour continuer d’intervenir par la porte arrière. »

M. Tremblay a précisé qu’il allait commenter l’actualité régionale à l’occasion, sans toutefois donner son idée sur toutes les décisions du conseil municipal.

« Il va y avoir des débats sur le nouvel amphithéâtre, comme il y en a eu sur d’autres dossiers, et c’est bien correct », a-t-il conclu.