Notre-Dame de Paris: priorité à la solidarité, dit l'archevêque de Gatineau

«À ce moment-ci, l’important, c’est de manifester de la solidarité pour la France et pour les Parisiens», estime l’archevêque de Gatineau, Mgr Paul-André Durocher.

Alors que les flammes ravageaient encore la cathédrale Notre-Dame de Paris, lundi soir, dans la capitale française, Mgr Durocher a parlé d’images «profondément saisissantes» qui créent «un profond sentiment de douleur et de tristesse».

Ayant visité «à quelques reprises» ce monument patrimonial du IVe arrondissement, l’archevêque de Gatineau se souvient de «l’esprit de paix» qu’il y a ressenti. «On ne peut pas s’empêcher de ressentir quelque chose de grand et de mystérieux, raconte-t-il. C’est le génie de l’art gothique, d’ailleurs, que d’avoir trouvé une façon de faire en sorte que les gens se lèvent les yeux, qu’ils regardent plus haut et se sentent en même temps petits et en même temps très grands.»

Une telle «tragédie» nécessite, selon Mgr Durocher, une grande solidarité envers tous ceux qui sont touchés par les dommages causés à ce «symbole de l’identité culturelle française». «C’est un symbole d’une communauté croyante qui est enracinée dans le temps et dans un milieu, et c’est un signe d’une foi qui traverse les siècles», souligne l’archevêque.