Les conventions collectives sont échues depuis le 30 novembre.

Négos syndicales avec Bombardier et Airbus: le géant européen optimiste

Malgré la sortie du syndicat représentant des milliers de travailleurs de Bombardier et de la société en commandite contrôlée par Airbus qui assemble l’A220, le géant européen demeure confiant de pouvoir renouveler rapidement les contrats de travail.

Interrogé mardi, le directeur du programme, Philippe Balducchi, a estimé que les pourparlers se déroulaient «bien» et que le processus «[suivait] son cours».

«Je laisse faire les gens qui négocient des deux côtés», s’est-il limité à dire au cours d’une mêlée de presse.

À la demande des employeurs, les discussions ont repris dimanche avec l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA), qui négocie simultanément avec Bombardier et la société en commandite. Les conventions collectives sont échues depuis le 30 novembre.

Vendredi, l’AIMTA avait distribué un bulletin interne à ses membres indiquant notamment que les offres patronales se trouvaient à des «années-lumière» des attentes syndicales.

Selon le syndicat, une élimination du régime de retraite à prestations déterminées à la faveur d’un régime à cotisations déterminées et un fractionnement de l’accréditation syndicale figurent dans les propositions des employeurs.

Cette négociation est différente des dernières étant donné que le syndicat doit négocier à la fois avec Bombardier et le géant européen en raison d’une entente de réciprocité conclue il y a un peu plus d’un an.

Puisqu’Airbus a pris les commandes de la C Series — rebaptisée A220 —, les employés affectés à l’assemblage de cet avion à Mirabel ne sont plus exclusivement à l’emploi de Bombardier.

Par ailleurs, M. Balducchi a affirmé qu’il y avait «beaucoup d’intérêt» pour l’avion A220 auprès de clients potentiels, mais il a prôné la patience. En début d’année, les transporteurs JetBlue et Moxy ont confirmé des commandes fermes pour 120 appareils, alors que le transporteur national de Vanuatu a commandé quatre avions en février.

«L’intérêt devient de plus en plus sérieux, mais il y a des besoins d’analyse normaux [auprès des clients], a plaidé le dirigeant du programme de l’A220. Cela ne se fait pas immédiatement.»