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Marcel Auger était tout sourire après sa mésaventure. Il est en compagnie de Serge Pouliot et Christian Arseneault (sur la photo) qui ont activement participé aux recherches avec Richard Lajoie et Denis-Paul Vermette.
Marcel Auger était tout sourire après sa mésaventure. Il est en compagnie de Serge Pouliot et Christian Arseneault (sur la photo) qui ont activement participé aux recherches avec Richard Lajoie et Denis-Paul Vermette.

Motoneigiste retrouvé: une mésaventure de 18 heures qui finit bien

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
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«Je n’étais pas perdu, je savais où j’étais!» Marcel Auger a donné toute une frousse à ses proches. Dimanche après-midi, il s’est enlisé avec sa motoneige lors d’une randonnée dans la Zec Tawachiche dans la MRC de Mékinac. Il a tout tenté pour se déprendre, mais le sexagénaire s’est rendu à l’évidence, il allait devoir passer la nuit loin de la maison. Il s’est réfugié dans un chalet en attendant le lever du soleil et il a marché près de 20 kilomètres avant d’être repéré. La Sûreté du Québec et plusieurs motoneigistes ont participé aux recherches.  

En après-midi dimanche, Marcel Auger a décidé d’aller faire «un petit tour» de motoneige de quelques dizaines de kilomètres. 

«Ce n’est pas beaucoup, insiste-t-il. «Je suis monté dans une trail et il y avait un arbre de tombé», raconte-t-il.

Il a donc décidé de reculer. C’est en faisant demi-tour que sa mésaventure qui aura duré près de 18 heures a commencé. Sa machine est restée coincée. Heureusement, l’homme de 65 ans connaissait «comme sa main» la Zec Tawachiche.

«Je savais qu’il y avait un chalet pas loin. J’y suis allé. Je me suis assis sur une chaise pour décompresser un peu parce que je venais de forcer beaucoup après la motoneige», explique-t-il.

«Après, j’ai trouvé une pelle, alors je suis retourné à la motoneige. J’ai pelleté tout le tour pour essayer de me déprendre.»

Marcel Auger a tout essayé pour sortir sa motoneige de sa mauvaise posture, et ce, sans même voir le temps passer. Si bien que la noirceur s’est installée. 

«Il faisait noir. Je n’ai pas voulu m’aventurer dans le bois. J’ai ouvert un chalet et j’ai allumé le poêle pour me réchauffer.»

«J’étais bien. J’allais bien. J’étais seulement inquiet pour ma femme, je savais qu’elle allait être inquiète. [...] Je n’ai pas dormi de la nuit. J’ai chauffé jusqu’à ce qu’il fasse clair et que je décide d’aller prendre une marche. J’étais bien habillé», précise-t-il.

Marcel Auger a pu reprendre possession de sa motoneige lundi comme en témoigne cette photo.

Au lever du jour, Marcel Auger a décidé de rentrer à pied. Il a refait le chemin inverse. Il a marché tout près de 18 kilomètres avant de croiser les policiers qui l’ont finalement raccompagné.

«Il restait environ deux kilomètres quand j’ai rencontré les motoneiges qui venaient me chercher», précise-t-il.

«J’étais content, surtout pour la madame. Elle était sur les nerfs pas à peu près!»

Heureusement, il y aura eu plus de peur que de mal dans toute cette mésaventure qui, avoue-t-il, a donné droit à des retrouvailles émouvantes et des larmes. 

«Maintenant, on souhaite que ça n’arrive plus.»

Rappelons qu’une opération de recherche avait été lancée par la Sûreté du Québec dimanche soir afin de retrouver le motoneigiste. 

Des amis et voisins ont également parcouru les sentiers pendant des heures à la recherche du sexagénaire. Serge Pouliot était du groupe.

«On s’est regroupé avec Christian Arsenault, Richard Lajoie et Denis-Paul Vermette. On savait à peu près où il pouvait aller alors on a fait les trajets jusqu’à tard le soir. [...] Vers minuit les policiers sont arrivés avec les motoneiges, l’hélicoptère et tout le reste», témoigne M. Pouliot.

«Bien souvent, ça finit mal ces histoires-là. Alors, on était bien content de le revoir», a-t-il conclu.