La Sûreté du Québec ne ménage pas ses efforts pour retrouver la touriste disparue.

Motoneigiste disparue: une troisième journée sans résultat

SAINT-ALEXIS-DES-MONTS — La rivière du Loup va-t-elle finir par libérer la dame de 55 ans qui demeure introuvable depuis cet accident de motoneige qui a aussi coûté la vie à son fils de 11 ans, dimanche, dans la réserve Mastigouche, à Saint-Alexis-des-Monts? Pour une troisième journée consécutive, la Sûreté du Québec a déployé des efforts considérables pour arracher la touriste française des eaux glaciales et tumultueuses de la rivière. Mais alors que son conjoint et son autre fils vivent l’enfer, la rivière est demeurée sans merci.

Une quinzaine de policiers de la Sûreté du Québec prennent part à cette opération de recherche. En plus d’une équipe de plongeurs, des sauveteurs et des motoneigistes de la Sûreté du Québec sont sur place. «Les plongeurs s’attardent à un bassin où il y a de bonnes profondeurs. Ils vont en plongée dans le bassin. Dans la section où il y a des rapides, entre le pont et le bassin, les profondeurs sont variables. Dans ce secteur, des sauveteurs utilisent des caméras sous-marines. Dans le fond, on poursuit le travail qui s’est amorcé dans les derniers jours», explique la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Un véhicule amphibie s’est ajouté aux équipements utilisés par les policiers. La Sûreté du Québec est munie de deux véhicules du genre. Habituellement, il est plutôt utilisé dans des zones d’inondations. «Il sert à transporter du matériel et des policiers d’un endroit à l’autre des recherches. Il est équipé de chenilles. Étant donné la nature des lieux, il a été déterminé qu’il serait utile à notre travail», précise Mme Cossette.

Un véhicule amphibie s’est ajouté aux équipements utilisés par les policiers.

Mardi, l’hélicoptère du corps policier a survolé les lieux et les plongeurs ont sondé la rivière toute la journée. 

Pendant les recherches, le conjoint et le fils survivant de la dame disparue ne peuvent qu’attendre et espérer que les recherches des policiers porteront leurs fruits sous peu. De l’aide psychologique leur est apportée. «On a mis notre module d’assistance aux victimes à contribution pour le soutien à la famille impliquée.» 

Rappelons que la motoneige conduite par la dame a plongé dans la rivière à l’approche d’un pont, en fin d’après-midi, dimanche. Son fils de 11 ans a immédiatement été emporté par les rapides alors que la quinquagénaire a tenté de s’agripper à la glace mais en vain. La terrible scène s’est produite sous les yeux de son conjoint et de son autre fils qui prenaient place sur une deuxième motoneige. Ils étaient accompagnés d’une guide. Les touristes séjournaient à l’Auberge du lac à l’Eau claire, à Saint-Alexis-des-Monts. Le corps du garçon a été retrouvé par les plongeurs de la Sûreté du Québec, lundi matin. Une autopsie a été pratiquée. Comme c’est l’habitude dans des cas semblables, le coroner va mener une enquête.

De plus, la motoneige va faire l’objet d’une expertise mécanique. Les recherches vont se poursuivre ce jeudi.