Joey Hébert présente le Mosracks, un support «multisports» qui peut aussi servir pour les kayaks, les skis et les boîtes cargo.

Mosracks, le support à vélo qui vient à vous

Après avoir constaté que plusieurs de ses amis trouvaient fastidieux de devoir grimper sur le toit de leur automobile ou se contorsionner pour pouvoir installer leur vélo sur leur support à vélo, Joey Hébert et Frédéric Laurin-Lalonde ont passé trois ans à peaufiner un modèle de support qui viendrait vers l’utilisateur et non l’inverse. Les deux jeunes hommes d’affaires présentent le résultat de leurs travaux, le Mosracks, au Salon Info-Vélo, qui se déroule samedi et dimanche au Terminal de croisières du Port de Québec.

Développé grâce à une campagne de sociofinancement sur le site La Ruche, le Mosracks est un support «multisports» qui peut aussi servir pour les kayaks, les skis et les boîtes cargo. S’installant directement sur les barres de toit d’une automobile, il se déploie 51 cm plus bas grâce à un système à hydraulique. «Ainsi, on gagne 86 cm de portée, on n’est plus obligé d’être toujours à bout de bras», explique Joey Hébert à propos du produit qu’il qualifie d’unique et pour lequel il a déposé une demande de brevet.

Développement

«Nous avons déjà atteint la moitié de notre objectif de 35 000 $ en sociofinancement et nous avons déjà vendu 21 unités au prix de lancement de 775 $ pièce depuis le lancement le 21 février», poursuit-il. «La compagnie Thulé fait un produit semblable, mais qui ne sert que pour les kayaks. Nous sommes les premiers à offrir quelque chose qui peut aussi servir pour les vélos et les autres sports.»

«J’ai eu cette idée dans un startup weekend. Le concept est de rendre le toit de la voiture aussi accessible que le coffre arrière. Nous avons développé sept prototypes, fait beaucoup de recherche et développement et nous avons le résultat aujourd’hui», poursuit M. Hébert, pour qui la nécessité est mère d’invention. En effet, il se décrit comme un passionné d’entrepreneurship, de ski et de vélo de route alors que son partenaire, un designer industriel, est un amateur de kayak en eau vive.

Un besoin

De plus, Joey et Frédéric avaient fait un sondage qui révélait que 61 % des personnes qui utilisaient un support à vélo sur le toit de leur voiture trouvaient cet équipement problématique. «Notre produit est complémentaire aux barres de toit déjà en place et s’installe en 10 minutes au maximum», indique-t-il.

Les deux entrepreneurs ont monté eux-mêmes les premières unités, dont les composantes sont fabriquées au Canada, aux États-Unis, en Allemagne, en Chine et à Taïwan. Les prochaines seront toutefois assemblées et emballées dans la région de Québec, «Nous sous-traitons la production dans plusieurs pays parce que nous ne voulions pas tout faire au même endroit afin de nous protéger contre les copies», explique Joey Hébert.

Les deux hommes d’affaires ne cachent cependant pas qu’ils visent haut pour leur nouveau produit, qui sera d’abord commercialisé au Québec. «Nous ferons fabriqué 400 unités qu’on espère écouler dans la première année. Quand on aura bien testé le marché, on pourra aller ailleurs. On planifie déjà des missions commerciales dans l’Ouest canadien et dans la région de Boston.» Ultimement, l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest seraient les marchés les plus prometteurs pour le nouveau support.

«Déjà, plusieurs personnes nous ont fait des commentaires très positifs envers le Mosracks. Une personne qui avait vendu son kayak parce qu’elle en avait marre d’être incapable de le charger sur sa voiture nous a même dit qu’elle l’aurait probablement gardé si notre produit avait été disponible. Une dame qui n’était pas capable de placer elle-même son vélo et ceux de ses enfants sur sa voiture peut maintenant partir en randonnée avec ses enfants même quand son mari n’est pas là pour procéder au chargement», conclut-il.

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VÉLOS SPHERIK PRÉSENTE DEUX MODÈLES ÉLECTRIQUES

L’entreprise Vélos Spherik de Québec a profité du Salon Info-Vélo pour présenter ses deux premiers modèles de vélos avec assistance électrique. Un projet qui a vu le jour un an plus tôt!

«Nous sommes dans le domaine du vélo depuis 2010, d’abord avec des accessoires, puis des roues de route en carbone. Nous avons aussi lancé des vélos de route et les premiers Fat Bikes fabriqués au Québec. Pour ce qui est des vélos avec assistance électrique, c’était prévu pour 2020, mais nous avons pu les sortir plus tôt», explique le propriétaire de Vélos Spherik, Réjean Gosselin.

Le vélo de montagne et le vélo de route avec assistance électrique portent le nom de SER pour Spherik Électrique Route peuvent déjà être commandés et seront livrés par l’entreprise en juin. «Nous avons essayé d’être un peu visionnaires. Ces vélos n’ont pas du tout l’allure de vélos électriques. Ils sont beaucoup moins lourds puisqu’ils pèsent 28,5 livres comparativement aux modèles équivalents qu’on retrouve souvent dans l’industrie et qui pèsent environ 45 livres», explique-t-il.

Plus facile donc de rouler sans l’assistance électrique sur certains segments. Vélos Spherik croit que le vieillissement de la population et le fait que plusieurs personnes âgées souhaitent demeurer actives contribuera à développer le marché des vélos avec assistance électrique. «Nous nous sommes demandé qui allait utiliser ces vélos. Par exemple, ma conjointe aime bien faire du vélo avec moi, mais a de la difficulté à me suivre. Avec ce vélo, on peut faire de plus longs trajets ensemble et c’est moi qui suis derrière elle», rigole-t-il.

Il cite aussi le cas d’un client qui faisait 12 000 km par année et qui souhaitait continuer de pratiquer son sport après s’être relevé d’un cancer. «Il avait plus de difficulté à suivre ses camarades et un vélo comme celui-là sera donc parfait pour lui.»

«Nous sommes dans le domaine du vélo depuis 2010, d’abord avec des accessoires, puis des roues de route en carbone. Nous avons aussi lancé des vélos de route et les premiers Fat Bikes fabriqués au Québec. Pour ce qui est des vélos avec assistance électrique, c’était prévu pour 2020, mais nous avons pu les sortir plus tôt», explique le propriétaire de Vélos Spherik, Réjean Gosselin.