Selon la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, il faut investir massivement dans l’offre de transport collectif, en prenant en compte le coût d’exploitation des services de transport.
Selon la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, il faut investir massivement dans l’offre de transport collectif, en prenant en compte le coût d’exploitation des services de transport.

L’UMQ demande un effort supplémentaire en transport collectif

À quelques semaines de la présentation du budget, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) encourage le gouvernement Legault à profiter du surplus budgétaire de 5,1 milliards $ pour investir massivement dans le transport collectif.

Le gouvernement du Québec a déjà annoncé qu’il utiliserait une partie des surplus budgétaires à la lutte contre les changements climatiques. Une bonne nouvelle pour l’UMQ, mais celle-ci demande au gouvernement de «miser sur ce qui fonctionne». 

«Avec 43 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui proviennent du secteur des transports, il faut investir massivement dans l’offre de transport collectif, en prenant en compte le coût d’exploitation des services de transport, et ce pour les municipalités de toutes tailles. De nouveaux autobus, trains et tramway oui, mais avec de quoi payer les chauffeurs aussi», a déclaré dimanche dans un communiqué de pesse Suzanne Roy, présidente intérimaire de l’UMQ et mairesse de Sainte-Julie.

Selon l’UMQ, les besoins dans les transports collectifs pour les villes se chiffrent à la hauteur de centaines de millions de dollars. L’UMQ réclame la création d’un Fonds municipal pour faire face à la «pression indue par les changements climatiques sur les infrastructures municipales». Selon une étude réalisée par le Groupe AGÉCO, il faudra au moins quatre milliards $ au cours des cinq prochaines années pour y faire face. 

Outre la priorité à la lutte aux changements climatiques, l’UMQ accordera une attention particulière à deux dossiers lors de la prochaine session parlementaire : la consultation en vue de l’adoption d’un livre vert sur la police et la réforme du recyclage.