L'obésité viscérale bien plus alarmante que l’atteinte du fameux poids santé

Et si afficher un poids supérieur à celui recommandé n’était pas le problème le plus alarmant? L’obésité viscérale est un enjeu mondial de santé publique et les chercheurs espèrent que la publication de leurs résultats d’étude pourra sensibiliser les professionnels de la santé aux problèmes de santé développés en raison de cette condition.

L’obésité viscérale est un excès de graisse accumulée dans la cavité abdominale, qui gêne la circulation du sang et mène à la formation de caillots. Les résultats d’une étude sur le sujet viennent d’être publiés dans la prestigieuse revue The Lancet Diabetes & Endocrinology. Les recherches ont été codirigées par le Dr Jean-Pierre Després, chercheur de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et professeur à l’Université Laval.

«L’obésité viscérale n’est toujours pas évaluée en clinique et on se fie malheureusement trop souvent au poids santé. Non seulement poser un diagnostic de surpoids ou d’obésité sur la base du poids corporel stigmatise les patients, mais l’évaluation du risque peut être erronée. Nous espérons que cette publication consensuelle internationale permettra de sensibiliser les professionnels de la santé et la population aux liens entre l’excès de graisse abdominale viscérale et les problèmes de santé», a indiqué le Dr Després, qui travaille depuis près de 30 ans sur la répartition de la graisse corporelle et sa relation avec la santé.

La Chaire internationale sur le risque cardiométabolique et la Société internationale d’athérosclérose présentent ainsi leurs constats sur l’obésité viscérale en tant que facteur de risque important pour la santé et sur la manière de l’évaluer de façon simple. Il s’agit de la première prise de position officielle face à cet enjeu.

Cette graisse interne représenterait un danger pour la santé de plusieurs individus. Le Dr Després demande entre autres à ce que ce soit davantage vérifié lors d’examens médicaux. Il a été démontré que cette condition se développe dès la naissance et que certains facteurs en accélèrent le développement, tels que le tabagisme, l’hypertension, le diabète et le cholestérol. Lui et son équipe espèrent que la population y accordera une attention plus
particulière. Pour consulter l’article : bit.ly/32qqYpZ