Lassi Lappalainen de l'Impact (gauche) et Michael Barrios du FC Dallas

L’Impact s’effondre en deuxième demie et se contente d’un match nul de 3-3

MONTRÉAL — D’un match à l’autre cette saison, l’Impact de Montréal est souvent passé du meilleur au pire. Samedi soir, il a prouvé qu’il en était aussi capable lors d’une seule et même rencontre.

Les hommes de Rémi Garde ont été incapables de protéger une avance de trois buts avec une trentaine de minutes à jouer au temps réglementaire, et ils ont dû se contenter d’un verdict nul de 3-3 contre le FC Dallas, au stade Saputo.

Un but de Ryan Hollingshead à la 90e minute, à la suite d’un corner de Michael Barrios, est venu couronner la spectaculaire remontée des visiteurs.

Zdenek Ondrasek, à la 59e minute, et Reto Ziegler, sur une pénalité à la 85e minute, ont réussi les autres buts du FC Dallas contre Evan Bush.

«Ça arrive dans le football», a répondu Rémi Garde sur un ton monocorde, lorsqu’il s’est fait demander comment expliquer un tel revirement de situation.

«On n’a pas assez joué en deuxième mi-temps, ni offensivement ni défensivement, a-t-il renchéri après une longue pause. On n’a pas pu ou pas su, peut-être pas pu par le fait qu’on est dans une série de matchs qui est très exigeante. Je pense qu’on a un peu trop reculé et on n’a pas bien utilisé les cartouches offensives qu’on avait en deuxième mi-temps.»

Malgré le revirement de deuxième demie, Bush n’a absolument rien à se reprocher, bien au contraire. Après une première moitié de rencontre où il n’avait pas eu à effectuer un seul arrêt, Bush s’est montré vigilant en plusieurs occasions, incluant devant Ondrasek pendant les temps d’arrêt de la deuxième demie. Il a finalement eu besoin de stopper quatre tirs adverses.

L’effondrement de l’Impact est venu gâcher une soirée productive pour Lassi Lappalainen, auteur de son deuxième match de deux buts depuis son arrivée à Montréal.

Lappalainen, qui avait conquis les partisans de l’équipe avec un doublé dans un gain de 4-0 contre l’Union de Philadelphie le 27 juillet, a d’abord fait mouche à la huitième minute avant de toucher la cible pendant les temps d’arrêt de la première demie.

Si, dans les deux cas, le milieu de terrain finlandais a affiché tout son talent offensif, il a aussi profité de bourdes défensives.

Sur le premier but, Matt Hedges n’a pas réussi à intercepter une passe de Daniel Lovitz, et le ballon s’est retrouvé au bout du pied de Lappalainen, qui a battu Jesse Gonzalez d’un tir dans le coin inférieur gauche. Sur le second, il a intercepté une passe molle de Jesus Ferreira pour se présenter de nouveau seul devant Gonzalez, qu’il a déjoué à l’aide d’un tir semblable à celui effectué sur le premier but.

«Je préférerais ne pas marquer de but et gagner», a déclaré Lappalainen.

Orji Okwonkwo a ajouté son septième but de la saison, à la 56e minute, après un beau centre de Saphir Taïder.

Mais au lieu de planter le dernier clou dans le cercueil des joueurs du FC Dallas, ce but les a plutôt réveillés. Avec comme résultat que la formation montréalaise a laissé filer deux précieux points au classement.

Toutefois, l’Impact (10-13-4) s’en tire plutôt bien puisqu’il demeure au septième rang du classement de l’Association Est — dernier échelon donnant accès aux séries éliminatoires.

Les trois principaux clubs contre lesquels l’Impact bataille pour accéder aux séries éliminatoires — le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, le Orlando City SC et le Toronto FC — ont tous livré des matchs nuls samedi.

Ainsi, avec 34 points, l’Impact demeure à un point de la Nouvelle-Angleterre et à égalité avec Orlando City SC et Toronto FC, à une semaine d’un autre match crucial à Toronto samedi prochain.

«Immédiatement après le match, c’est très difficile de trouver une forme de consolation lorsque vous menez 3-0 et que, finalement, vous n’obtenez qu’un seul point», a déclaré Garde.

«Nous ne surveillons pas trop nos adversaires, a-t-il ajouté. De toute façon, nous aurons besoin de gagner des matchs d’ici la fin de la saison pour participer aux séries. Sinon, nous n’y serons pas. C’est très simple.»