Vincent Vachon est l'accusé dans un dossier d'agressions sexuelles, de contacts sexuels, d'incitation à des contacts sexuels et de leurre d'enfants.

Leurre d'enfants sur OutaouaisWeb et agressions sexuelles: des victimes potentielles recherchées

Un quadragénaire pourrait être à l’origine de plusieurs agressions sexuelles, perpétrées depuis le début des années 2000 en se servant du site outaouaisweb.com.

Le site, qui n’existe plus aujourd’hui, était populaire auprès des adolescents et des jeunes adultes, à l’époque.

Il s’agissait d’un site de rencontres et de réseautage social utilisé par de nombreux jeunes et des moins jeunes de l’Outaouais.

L’âge était clairement indiqué, sous la photo du profil de l’internaute.

La victime, agressée en 2009, a trouvé la force de signaler ses agressions en 2018, auprès de la police de Gatineau.

Vincent Vachon, 41 ans, était dans la jeune trentaine lorsqu’il sévissait.

M. Vachon, originaire de Gatineau, était cependant un résident de Toronto, lors de la perpétration des infractions.

Il n’hésitait pas à faire des centaines de kilomètres pour rencontrer sa victime.

Il se serait déplacé à Gatineau après sept mois de conversation virtuelle.

Le suspect savait que la jeune fille était mineure, et âgée de moins de 16 ans.

Après la première agression, dans un lieu public de la ville, il aurait multiplié ses gestes à d’autres reprises, utilisant la menace et le chantage pour parvenir à ses fins.

Le calvaire de la jeune fille a duré deux ans, sans que celle-ci dépose immédiatement une plainte.

La police croit que d’autres victimes, en Ontario et au Québec, pourraient reconnaître l’individu.

Toute personne qui reconnaît ce dernier peut appeler la police, au 819-243-2345, poste 6040.

« Même si l’agression s’est produite il y a 5, 10, 15 ans, dit Renée-Anne St-Amant, de la police de Gatineau, cela n’a pas d’importance, puisque nous savons que les victimes peuvent mettre du temps avant de dénoncer leur agression. »

M. Vachon est revenu habiter à Gatineau, ces dernières années.

Il a été arrêté le 13 mars.

Il a été libéré sous certaines conditions du tribunal, dont celle de ne pas utiliser Internet, et ne pas entrer en contact avec des mineurs. La Couronne a déposé des chefs d’agression sexuelle, de contact sexuel, d’incitation à des contacts sexuels, de leurre d’enfant.