Maxime Chenard, un résident de Sherbrooke, a été remis en liberté vendredi après-midi sous promesse de respecter des conditions sévères.

Leurre d’enfant: un concierge de la CSRS remis en liberté

Maxime Chenard, un concierge à l’emploi de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) à l’école primaire du Sacré-Cœur a été arrêté, vendredi matin, en lien avec des actes de leurre informatique d’enfant. Il a été remis en liberté après avoir comparu en après-midi au Palais de justice de Sherbrooke.

La personne plaignante dans ce dossier est âgée de moins de 16 ans. On ignore si cette personne fréquente l’école du Sacré-Cœur ou non.

« On reproche à M. Chenard d’avoir communiqué avec une personne âgée de moins de 16 ans pour faciliter une infraction à caractère sexuel, indique la procureure Me Marilène Laviolette. Pour l’instant, par rapport à la victime dans le présent dossier, il n’y aura pas de nouvelles accusations, mais peut-être qu’il y aura d’autres victimes. »

Les gestes reprochés se seraient produits à Sherbrooke entre le 7 mai et le 29 juin 2019.

M. Chenard, un résident de Sherbrooke, a été remis en liberté vendredi après-midi sous promesse de respecter des conditions sévères telles que de ne pas avoir accès à internet et de ne pas être en contact avec des personnes mineures.

La peine minimum pour une accusation de leurre informatique est une détention de six mois. Le dossier reviendra en cour le 28 janvier.

L’homme de 35 ans s’est présenté vendredi matin au quartier général du Service de police de Sherbrooke (SPS). Il se savait sous le coup d’un mandat d’arrestation.

Des membres de la Division des enquêtes criminelles du SPS ont procédé à son arrestation.

« Le SPS a été mis au fait de ce dossier il y a quelques semaines, dit Isabelle Gendron, relationniste. Par respect pour la cour, le SPS ne dévoilera aucun autre élément spécifique à l’enquête. Les enquêteurs du SPS travaillent en collaboration étroite avec les procureurs aux poursuites criminelles et pénales dans ce dossier, et d’autres accusations pourraient être éventuellement déposées. »

Le Service de police de Sherbrooke croit que d’autres victimes potentielles pourraient se signaler.

On demande aux citoyens qui auraient pu être victimes de cet individu de contacter le SPS au 819 821-5555.

La CSRS réagit

La commission scolaire a été mise au courant de la situation mercredi par le SPS. M. Chenard était à l’emploi de la CSRS depuis neuf ans.

« Dès que nous avons eu l’information, nous avons retiré la personne de l’école, confirme Christian Provencher, directeur général de la CSRS. Il est suspendu sans salaire. On va voir à la lumière de l’enquête. On va suivre ça de très près. »

M. Provencher assure qu’une vérification des antécédents judiciaires est faite pour toutes les embauches.

« Il n’y a rien qui nous laissait présager ce type de comportement, admet-il. C’était un bon employé qui faisait bien son travail. Il était impliqué dans l’école. En aucun temps il n’y a eu aucun geste déplacé qui nous aurait permis de dire qu’il aurait fallu agir avant aujourd’hui. »

Les parents de l’École du Sacré-Cœur ont été informés par lettre vendredi en soirée.

« Dès vendredi après-midi, une équipe de professionnel a été dépêchée sur les lieux et le personnel de l’école a été rencontré pour les informer des événements, souligne M. Provencher. On va se préparer à l’accueil des enfants lundi matin, il y a des choses qui vont se dire durant la fin de semaine et notre préoccupation c’est la façon dont on va accueillir nos jeunes lundi matin pour garder un climat d’apprentissage. »

« On invite les parents qui auraient de l’information pour faire progresser l’enquête à communiquer directement avec le poste de police, résume-t-il. Pour des parents qui veulent en jaser avec leur enfant, mais qui trouvent difficile de le faire, on les invite à communiquer avec le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels qui vont leur donner un coup de main. » Avec Claude Plante