L'investissement dans les CHSLD est , en soi, une valeur sûre qui ne peut que rapporter des bénéfices, réitère l'AEPC.

L'État doit investir adroitement dans les CHSLD, dit l'AEPC

L'Association des établissements privés conventionnés (AEPC) a réitéré samedi l'importance d'investir intelligemment dans les CHSLD privés en misant sur «des valeurs sûres» qui engendrent des effets directs et surtout positifs, autant pour les résidents que le personnel des centres d'hébergement.

Regroupant 30 propriétaires-gestionnaires, 7000 patients et 59 installations, dont 57 CHSLD et 2 centres de réadaptation, l'AEPC plaide concrètement pour que le ministère de la Santé dépense dans des solutions fiables, dont l'efficacité a d'ores et déjà été démontrée. 

«Le modèle privé conventionné, c'est le seul et unique modèle de financement qui assure, contrôle et certifie que l’argent versé par le gouvernement pour les soins aux résidents est utilisé uniquement à ces fins», croit la directrice générale de l'association, Annick Lavoie. 

Son groupe soutient que les solutions aux problèmes des centres d'hébergement passent par un changement de paradigme en santé. «L'enveloppe budgétaire réservée aux soins n'est pas lucrative. Les sommes non utilisées sont retournées au ministère, et en tant que société, on paie donc le juste prix sur les soins. C'est ce modèle qui devrait servir d'exemple quand on cherche des solutions», lit-on dans un communiqué transmis aux médias ce matin. 

Exclusivement dédié

«Nous croyons sincèrement qu’un investissement dans les CHSLD privés conventionnés, c’est-à-dire les CHSLD qui disposent d’une enveloppe distincte pour les soins aux résidents, est une valeur sûre», dit l'AEPC. 

Ces institutions demeurent uniques de par «leur flexibilité de gestion propre au privé», tout en offrant des salaires équivalent au réseau public, souligne-t-on. 

Par la mise en exécution de nouvelles pratiques tournées vers un modèle non lucratif, Annick Lavoie souhaite pouvoir bénéficier «de sommes d'argent qui soient exclusivement dédiées au mieux-être des plus vulnérables», d'abord et avant tout. 

Elle ajoute que le modèle des centres d'hébergement a fait ses preuves, année après année, depuis maintenant près de 60 ans, et qu'il est temps de le reconnaître. «L’agrément, les visites ministérielles, les pratiques exemplaires issues de ces établissements confirment la qualité supérieure des services, de l’expertise et de la sécurité de ces milieux.»

Les conventions signées avec le ministère de la Santé assurent, sur papier, que les sommes investies dans les soins aux résidents doivent être non lucratives, conclut le groupe.