Des dizaines de sages-femmes, étudiantes sages-femmes et mères de famille ont formé une haie d’honneur pour accueillir les membres du comité ministériel venus négocier avec le Regroupement des sages-femmes du Québec, mardi, à Québec.

Les sages-femmes dénoncent le «tout-aux-médecins»

Les sages-femmes du Québec dénoncent le «tout-aux-médecins» du gouvernement Couillard, elles qui sont sans entente depuis 2015 et dont les demandes ne sont pourtant pas la mer à boire.

Des dizaines de sages-femmes, étudiantes sages-femmes et mères de famille ont formé une haie d’honneur pour accueillir les membres du comité ministériel venus négocier avec le Regroupement des sages-femmes du Québec (RFSQ), mardi matin, à Québec.

Il y a deux semaines, au moment où il prenait connaissance des grandes lignes de l’entente conclue avec les médecins spécialistes, le RFSQ a reçu une offre globale «inacceptable», voire «humiliante», selon la vice-présidente du regroupement, Josyane Giroux. 

«Reculs importants»

«Le gouvernement nous a présenté une offre avec des reculs importants… La pierre angulaire du modèle de pratique de sages-femmes au Québec, c’est notre forfait de garde. Les sages-femmes sont de garde pour les femmes, les familles, 24 heures sur 24, jusqu’à 10 jours sur 14 […]. Ce qu’on nous a présenté, c’est un recul d’environ 1700 $ par année sur ce forfait pour les sages-femmes à temps complet», dénonce Mme Giroux, précisant que les sages-femmes sont les seules professionnelles à être payées moins de 2 $ l’heure de garde.

«Le gouvernement a aussi balayé de la table d’autres demandes, comme la possibilité d’être remboursées pour nos déplacements en voiture. C’est nécessaire une voiture quand on est sage-femme, on a besoin de transporter du matériel dans les trois lieux de naissance [domicile, hôpital et maison de naissance]. On demandait simplement un dédommagement de 10,75 $ par jour d’utilisation du véhicule, et ça a été refusé», s’indigne Josyane Giroux, qui rappelle qu’avant les Fêtes, le ministre Barrette s’était pourtant «clairement positionné dans les médias en accord avec la majorité de nos demandes».

«Ça commence à être assez préoccupant, surtout dans le contexte actuel avec les médecins spécialistes […]. Nos demandes ne représentent pas un gros montant annuel, donc on se demande où est le problème. Est-ce que c’est le fait qu’on est sage-femme, qu’on est toutes des femmes, qu’on est seulement 215?» s’interroge Mme Giroux.