Alors que la majorité des membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) étaient en grève le soir et les fins de semaine durant cette période, certains d’entre eux ont été obligés d’être disponibles en cas d’urgence, afin de maintenir les services essentiels.

Les professionnels du gouvernement du Québec réclament 5 M$

Les professionnels du gouvernement du Québec réclament 5 millions $ pour des heures non payées entre 2015 et 2018.

Alors que la majorité des membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) étaient en grève le soir et les fins de semaine durant cette période, certains d’entre eux ont été obligés d’être disponibles en cas d’urgence, afin de maintenir les services essentiels.

Normalement, les syndiqués sont payés une heure pour chaque période de huit heures où ils sont disponibles pour répondre aux urgences. Le SPGQ calcule que ses membres ont été disponibles 8642 heures et demande au gouvernement de passer à la caisse.

«Ce qu’on réclame, c’est pas des extras, c’est rien de farfelu. C’est seulement ce qui nous est dû», indique Guillaume Bouvrette, vice-président au SPGQ.

En tout, 1400 griefs ont été déposés entre le 27 novembre 2015 et le 22 mars 2018, en provenance de différents ministères. «Un conseiller en sécurité civile ou un informaticien peuvent être appelés à intervenir à toute heure du jour et de la nuit. Ils n’avaient pas le choix à ce moment-là. Ils ne pouvaient pas faire la grève et devaient être disponibles», explique M. Bouvrette.

Des discussions avec le Secrétariat du Conseil du trésor sont en cours sur cet enjeu d’allocations de disponibilité, mais elles «n’avancent pas assez vite», selon M. Bouvrette. Une rencontre a eu lieu à la fin juillet. Le Secrétariat a fait savoir au Soleil que «les discussions se poursuivent» afin d’en venir à une entente avec le syndicat.

Arbitre

Le SPGQ est assez confiant de récupérer les heures impayées de ses membres, étant donné qu’en janvier dernier, un arbitre a tranché en faveur des ingénieurs qui travaillent au gouvernement du Québec dans une cause semblable.

Cet automne marquera le début des négociations entre la fonction publique et le gouvernement, en vue du renouvellement des conventions collectives, qui se terminent le 31 mars 2020.

Le SPGQ souhaite «régler ce dossier-là» avant le début des négociations, dont une partie portera sur la définition et les limites des services essentiels à maintenir en cas de grève.