Les garderies en milieu familial veulent récupérer les contributions des parents non payées pendant la pandémie

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL - Des syndicats de responsables de services de garde en milieu familial demandent au tribunal d’invalider un décret concernant le versement de la contribution parentale à ces services, pendant une partie des fermetures dues à la pandémie de coronavirus.

C’est la Fédération des intervenantes en petite enfance, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui vient de déposer une requête en Cour supérieure à cet effet. Elle représente 10 000 de ces responsables de services de garde en milieu familial.

Les responsables des services de garde en milieu familial sont rémunérées de deux façons: par une subvention gouvernementale, prévue dans une entente de services avec Québec, et par une contribution parentale de 8,35 $ par enfant par jour.

Lors de la réouverture partielle des services de garde, à compter du 11 mai, Québec avait permis, par décret, que la contribution parentale ne soit pas versée si le parent choisissait de garder son enfant à la maison. Des responsables de services de garde en milieu familial ont donc été privées d’une partie de leur revenu pendant cette période.

Or, en vertu de l’entente de services entre Québec et la FIPEQ, la contribution parentale est censée être versée au service, que l’enfant soit présent ou absent, puisque sa place y est réservée.