Le élus étaient nombreux pour le défilé du Festival Fierté Montréal.

Les élus en grand nombre au défilé de la Fierté

Les célébrations du Festival Fierté Montréal ont pris fin dimanche par la présentation du grand défilé, et à quelques jours du déclenchement de la campagne électorale au Québec, tout le gratin politique... ou presque était présent pour l’événement.

Le défilé s’est déroulé dimanche après midi, dans le centre-ville de la métropole. Plusieurs milliers de personnes étaient dans les rues de Montréal pour participer ou assister au spectacle.

En plus des nombreux politiciens, les organisateurs avaient invité l’athlète américain Gus Kenworthy, qui s’est fait connaître pour avoir embrassé son amoureux en direct à la télévision américaine lors des derniers Jeux olympiques.

La première mairesse trans du Canada, Julie Lemieux, faisait également partie du groupe de coprésidents d’honneur.

Fierté Montréal a aussi reçu Kennedy Olango, un militant de la cause LGBTQ+ au Kenya, un pays où l’homosexualité est gravement punie. Par sa présence au défilé, M. Olango risque la prison dans son pays.

«Ça, ça démontre qu’on a encore besoin d’une fierté en 2018», a déclaré en conférence de presse le président de Fierté Montréal, Éric Pineault, qui était très ému.

M. Olango s’est adressé aux premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard, qui étaient présents, pour leur demander «humblement» d’aider sa communauté en intervenant auprès de son gouvernement.

«Aidez-nous, s’il vous plaît à réaliser nos rêves. Je sais que ce n’est pas facile», a-t-il déclaré.

Absence de François Legault

En plus de MM. Couillard et Trudeau, presque tous les chefs de partis étaient du nombre, à l’exception d’Andrew Scheer, du Parti conservateur du Canada, et de François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ). Des représentants de leurs partis respectifs ont toutefois participé au défilé.

Interrogé sur l’absence de M. Legault, le premier ministre Couillard n’a pas voulu commenter. «Pour moi, c’est important», s’est-il contenté de dire.

«C’est sûr que M. Legault a moins de choses à dire là-dessus, mais je le laisse libre de ses choix. Pour moi, c’était indispensable d’être ici aujourd’hui», a ajouté le chef péquiste Jean-François Lisée.

Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire, a dit n’avoir «aucune opinion» sur le sujet.

«M. Legault fait ses choix. Moi, je pense que le plus grand défilé LGBT du Québec, je trouve que ça vaut la peine de me déplacer», a-t-elle soutenu.

En entrevue en marge d’un événement, vendredi soir, M. Legault avait expliqué qu’il avait prévu des activités pré-électorales en Outaouais et en Abitibi dimanche. Il a assuré qu’il partageait les revendications de la communauté LGBTQ+, précisant que son horaire chargé l’empêchait d’assister à l’événement.

Le député de la CAQ Mario Laframboise, ne crois pas que cela envoie un mauvais message à la communauté.

«Ça prouve que M. Legault a le Québec à coeur, il y a les régions du Québec aussi. L’agenda politique, ce n’est pas facile, là, d’essayer d’avoir les candidatures. Ce n’est pas facile d’essayer de cadrer ça dans l’agenda», a expliqué le député de Blainville.

«Moi je suis très content d’être ici, ça fait cinq ans et je (soutiens) la communauté LGBT.»