Une dizaine de caribous, dont les femelles sont «probablement toutes gestantes», sont en quarantaine depuis septembre au Zoo sauvage de Saint-Félicien.

Les caribous de retour

Les caribous sont de retour au Zoo sauvage de Saint-Félicien et dès la mi-juin, les amoureux des animaux pourront les revoir dans les Sentiers de la nature.

Une harde de 16 bêtes, soit sept femelles et neuf mâles, est arrivée tout droit de la Colombie-Britannique en septembre, mais le Zoo a souhaité préserver le secret. De ce nombre, quatre d’entre eux, qui avaient des problèmes dentaires, sont morts. Le reste du troupeau se porte bien. 

« Le caribou, c’est une espèce thématique et emblématique. C’est une icône au Québec et à l’international. De le voir de retour dans les Sentiers de la nature, ça représente beaucoup. On a hâte que le public puisse le rencontrer », lance la directrice générale du Zoo sauvage de Saint-Félicien, Lauraine Gagnon.  

Rappelons qu’à l’été 2015, le cheptel de caribous a presque entièrement été décimé en raison de la présence d’un parasite. Seuls deux jeunes avaient survécu. 

Femelles en gestation

Les caribous sont actuellement en quarantaine et la bonne nouvelle, c’est que « toutes les femelles sont probablement gestantes » et en âge d’avoir des rejetons. Elles devraient donner naissance à leurs petits à la mi-mai.

« L’intégration s’est bien passée, mais ce n’est pas fini. […] Nous allons mettre en place certains protocoles pour qu’ils s’approprient certains territoires », explique le directeur des collections vivantes et du développement, Danny Gagnon. 

Il ajoute que le caribou est un animal grégaire, c’est-à-dire qui se tient en troupeau. Le Zoo voudrait éventuellement en compter une vingtaine au total.

« Ce n’est pas un animal qui détruit son environnement autant que les orignaux. Le caribou se nourrit d’herbes au sol donc c’est possible de monter un troupeau plus important », indique M. Gagnon. 

Christine Gagnon, Danny Gagnon et Lauraine Gagnon, accompagnés de Gobi le chameau.

Six mâles géladas s'amènent

Les ours blancs du Zoo sauvage de Saint-Félicien déménageront comme prévu dans leur tout nouvel habitat, plus grand et mieux adapté, à l’été 2018. Les visiteurs pourront les observer à cinq mètres de distance. Leur déménagement laisse leur environnement actuel libre, et ce sont des primates herbivores qui prendront leur place. Six mâles géladas de 4 à 7 ans y trouveront domicile. 

Le gélada, une espèce originaire de l’Éthiopie, impressionne par son non verbal. Il retrousse ses lèvres pour accentuer certaines émotions comme la colère et la joie. 

En ajoutant ces animaux à sa collection, le Zoo sauvage souhaite mettre en valeur les régions froides et montagneuses de la planète. Le Zoo deviendra ainsi le seul endroit au Canada où on peut observer le gélada. 

« Il y avait une restriction des espèces à présenter parce qu’elles doivent tolérer le froid. Le gélada était un bon choix. […] On mise sur 2018 pour se rattraper. La nouveauté, ça ramène de la clientèle au Zoo, on y croit beaucoup », assure la directrice générale, Lauraine Gagnon. 

Par ailleurs, le renard arctique et l’ours blanc cohabiteront à partir de cet été une fois les travaux complétés. Des terriers seront aménagés dans ce nouvel environnement afin de permettre à ces petites boules de poil blanches de s’y épanouir. Le Zoo possède actuellement trois renards, mais espère tripler ce nombre à la suite d’accouplements cet été. 

19 000 visiteurs en moins en 2017

Les amoureux des animaux ont été moins nombreux à visiter les installations du Zoo sauvage de Saint-Félicien en 2017. Au total, 188 110 personnes s’y sont rendues. Il s’agit d’une baisse de 9 % en comparaison avec 2016.

Les mauvaises conditions météorologiques, la hausse du coût de l’essence et le manque de nouveautés en 2017 ont contribué à cette diminution, d’après la directrice générale de l’organisme, Lauraine Gagnon. Malgré tout, le Zoo sauvage s’en tire avec un excédent de 148 715 $. À titre comparatif, les bénéfices étaient de 770 000 $ en 2016. 

« On n’est pas inquiets. On est toujours en excédent financier. On vit souvent des saisons exceptionnelles comme 2016 ou des plus ordinaires comme 2017. La page est tournée, on annonce maintenant des nouveautés extraordinaires et on croit que les gens seront au rendez-vous », assure Mme Gagnon.

Par ailleurs, la campagne de financement du Zoo sauvage de Saint-Félicien, qui vise à amasser 6,5 millions de dollars d’ici 2020, va bon train. Jusqu’à présent, 4 millions de dollars ont été récoltés. 

Le président de la campagne, Sean Finn, qui est aussi vice-président exécutif des Services corporatifs du Canadien National (CN), se dit confiant d’atteindre cet objectif. Ce dernier espère attirer des gens d’affaires de Montréal et de Toronto notamment, mais pour ce faire, il croit que les entreprises régionales doivent aussi être de la partie. À l’occasion de la Traversée internationale du lac Saint-Jean, une visite des installations est prévue. 

« Le Zoo n’est pas connu dans le reste du Canada, mais quand on le visite, on voit tout son potentiel et on réalise à quoi servent nos dons », affirme M. Finn. 

La campagne de financement a été initiée en 2016 à la demande du gouvernement du Québec.