Les enfants dans les CPE et les garderies peuvent partager des jouets et n’ont pas de mesures de distanciation à respecter entre eux.
Les enfants dans les CPE et les garderies peuvent partager des jouets et n’ont pas de mesures de distanciation à respecter entre eux.

Les autres virus continueront de se propager

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Nombreux étaient les parents qui espéraient que leurs enfants soient moins souvent malades cet automne grâce à toutes les mesures de distanciation physique, de lavage de mains et de désinfection fréquente des surfaces. Mais ce n’est pas le cas. Plusieurs virus circulent dans les milieux où évoluent les enfants.

« Ma fille de première année n’a pas été malade depuis le mois de mars, même lorsqu’elle est retournée à l’école en mai dernier. Là, elle a recommencé l’école le jeudi et en revenant le vendredi soir, elle mouchait déjà. Le lundi, elle toussait. On a dû aller passer un test de COVID, attendre deux heures sur place, puis avoir le résultat après 36 heures, qui était négatif. Après cinq jours d’école, ma fille en avait déjà manqué trois », raconte une maman sherbrookoise qui préfère garder l’anonymat.

« Les virus plus inoffensifs que la COVID-19 s’attrapent facilement et ils se propagent dans le concept des bulles, autant dans les CPE que dans les écoles », explique le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

Les enfants n’ont aucune mesure de distanciation physique à respecter dans les bulles-classes des écoles ou dans les bulles-groupes des services de garde éducatifs. Ils peuvent aussi jouer ensemble et partager des jouets.

Les adultes, eux, doivent respecter des mesures de distanciation physique avec leurs collègues de travail ou porter le masque lorsque ce n’est pas possible.

« On ne demande pas les mêmes restrictions aux enfants qu’aux adultes, alors les autres virus vont continuer de se propager dans la population », analyse le Dr Poirier.